‹ MézélieChapitre 27 sur 27 · MO TOT 00 TA · texte numérisé non relu

MO TOT 00 TA

lettre T Décides-roos, monsieiir, tous n*aTci qo*nn moment.

M. de GranTÎIle était atterré ; malgré son audace, il n*osa pas nier son identité et coarirles terribles chances d*ane nouvelle procédare qai pouvait renvoyer à Téchafand. H prit snr-lechamp son parti, avec Timpassibilité stoîqne d^nn joueur éprouvé par tous les revers de fortune, et prenant la lettre de Valenline , il dit en la présentant au médecin et en regardant le tas d'or et de billets de banque amoncelé sur le secrétaire:

— Je partirai, mais quel garant emporterai-je de votre discrétion ? pensez-vous que je puisse laisser ainsi ma liberté, ma vie, à l'arbitre de votre volonté... et cette dénonciation toujours suspendue sur ma tête...

Je n'ai point d'autre garantie à vous donner que ma parole , répondit le médecin ; vous pouvez aussi juger que je n'aurai nul intérêt à vous perdre , que j'ai même un motif pour garder le silence; car enfin, vous avez encore la moitié du secret de la comtesse de Bibar.

M. de Granville réfléchit un moment , puis il dit, en jetant au feu la ceinture de Pierre :

— Demain j'aurai quitté Paris !

Mézélie attendait à genoux le retour du mé* decin ; ce n'est pas près d'elle qu'il était venu

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écrire la déelaralion qtt*il aTaii préparée à lent évéoeraeni, avant de retourner près de U« de Gmnyille. La jeone fille priait Dîea sans espérance , et elle lui demandait seulement la force et la résignation; elle .frissonna en entendant Jes pas du médecin , et dit d'une Yoix éteinte : .

— Que vous avez été longtemps !

— Ma chèreMézétie» s'écria- t*il en la relevant, je croîs à la Providence, elle vous a sauvée !••. J'ai donné ma parole d'honneur à ce misérable, et je ne puis rien vous expliquer... sachez seulement qu'il m'a rendu cette fatale lettre, et qu'aujourd'hui même il part...

— Ah! c'est vous, c'est vous qui m'avez délivrée? s'écria Mezélie.en se jetant dans les bras du médecin , avec le même élan de reconnnatssauce et de profonde tendresse qu'elle se serait jetée dans les bras d'un père.

Il pleurait d'attendrissement et de joie.

Oui I dit-il , ce jour est peut-être le plus heureux de toute ma vie!... ma chère enfant, j'ai assuré votre bonheur !

— Ah I si don Fernando savait tout ce qu'il vous doit! s'écria- t-el le, et ma pauvre Valentine !

Allons , allons ! dit le médecin , soyons calmes, et que personne ne se doute du péril qu'a couru votre bonheur à tous! Voyez, mon enfant, il est

ARNAUD. — TOHB 11. 30

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tari » et déjà doD Fernando fMB Mittri an ni»; moi» il bot que faille savoir éonMMol ao iroaive flndaawdoBibar, et que je h» onloûoe d*6lre contente anjourd^haî t

Un mois plw lard , Héaétie épOûâ don Fernando t et presse immédiaiement tonte b famille, de laquelle le médecin ne se aépara point, parfit ponr la Havane* La jeoné marqnise de Villaaanu revit ces Item qu'elle atait tant regrettés, avec defl larmes d*attendrîsstement et de joie, et il lui sembla que son bonbeur était désormais si grand , si complet , qo*iI ne loi restait phis aucun vofen ft former. Mais il y a dans tontes les destinées humaines des compensirtions rnévi- 'taUes : au bout de deus ans, Valentfne mourut après avoir lentemettt dépéri sous l'influence d*un mal que son mari ne soupçonna jamais.

Hézélie ne se consola pas de cette perte , et souvent > lorsque don Fernando ou le médecia s'inquiétaient de sa tristesse, elle feu^ répondait avec rôs%nation et les larmes aux yeux :

*^ Sam cet affreux mallreur, j*euss6 été trop lieui^sel...

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