‹ MézélieChapitre 26 sur 27 · TOT OD TAKO. IM · texte numérisé non relu

TOT OD TAKO. IM

— Je n*ai rien à vous dire , que ee que j'ai^it à mademoiselle d'Efianges, i^rit M. deGianville; il faut qu'elle choisisse entre son amant el sa sœur ; je crois que son parti est déjà pris.^

— Oui, monsieur» répondit tranquillement le médecin ; elle n*épousera pas don Fernando. Cependant, je trouve que vos conditions ne sont pns entièrement équitables ; en la forçant de renoncer à ce mariage , il fallait lui en proposer un autre , il fallait voui» présenter vous-même...

•-- Je ne ai*attendais pas à ce conseil de votre parti s'écria M. de Granville singulièrement étonné.

— Pe«rqnoi î reprit le médecin avec le même sang-froid ; mademoiselle d'Ëffiinges a dix-neuf auas, «lie est Mie, charmante; pouvez- vous la condamner à vivre et à mourir fille?... il vaut encore mieai qu'elle vous ^MMise qne de ne pas se marier dn tout.

— Ainsi, vous lui donneriez ce conseil? dit M. de Granville d« plus en plus surpris.

— Sans doute; aujourd'hui elle ne le suivrait peutp-étre pas... mais plus tard... les femmes pardonnent les plus impardonnables actions quand on les fait ponr ranour d'elles : mademoiselle d'EffiMiges céderait...

. — Vous le croyez?

tM TOT OD TABft.

— Je le crois,

— Et TOUS pariez sériettsemeDi?

— Très-sérieosement.

— Je poorrais donc, monsieur, compter sar ▼olre influence? dît M. de Gran?iile à peu près couTaincn.

— Oui, monsieor; toutefois je 'fais certaines réserves; il faat que tous soyez pour mademoiselle d'Effanges un parti convenable , selon tout le monde. Je sais que le comte de Bibar doterait grandement sa belle-sœur en faveur de ce mariage; voilà pour la fortune, mais le rang est aussi quelque chose; vous empêchez Mézélie de devenir madame la marquise de Villasanta,etvottsn*avez point de titre à lui ofinr...

— Vous tenez à cela I fit M. de Granville d*un air dédaigneux ; mais on peut vous satisfaire... j'appartiens à une grande maison , je suis le dernier descendant des Granville de Pontarlier, et je puis aussi me faire appeler M. le comte ; don Antonio le sait... il a vu mes titres, mes papiers de famille...

En disant ces mots , M. de Granville ouvrit un tiroir du secrétaire et en tira une espèce de rouleau en cuir curieusement ouvragé.

— Voilà I reprit-il en déroulant une ceinture large de quatre doigts environ et le long de

TOT OD TARD. Wl

laquelle plusieurs poches étaîeni disposées de manière à servir de portefeuille ; il manque ici mon acie de naissance , parce que je suis né en Italie pendant Témigration ; ensuite le vaisseau sur lequel je passais en Amérique ayant naufragé, j'ai perdu d^autres papiers importants ; mais ce passe-port , cette déclaration faîte à mon arrivée à la Havane devant le consul de France, sont suffisants pour constater mon état... je suis le comte Paul de Granville, comme mon père...

Le médecin ne répondit pas : ses yeux étaient fixés sur la ceinture que venait de déployer M. de Granville; il avait pâli. Après un moment de silence , il prit le passe-port et le lui attentivement ; puis il regarda M. de Granville d'un oeil fixe, étonné, attentif, comme on regarde quelqu'un dont on connaît la vie, et qa^bn voit pour la première fois.

— Eh bien ! fit M. de Granville avee une sorte de malaise , est-ce que vous trouvez que ce n'est pas bien là mon signalement?

— L'identité est parfaite , répondit le médecin en lui rendant le passe-port.

— Pnis-je toujours compter sur vos bons offices? demanda M. de Granville.

— Certainement , dit Léon Daumenil , qui avait repris tout son sang-froid ; je vais retrouver

tl8 fOr ou TàMt.

maderiMiflelle d'Eflkiiges, d qm Bail? ImsiilAt, dans vne hetnie feiil*élre , ya ^nms npfMrtenî me dréjpoftae i laf nelie vous éies loio 4e rmm

A(ce8jiMi8.»3l sak» et sortit.

■**Jfe croîs i^ne cet hanmie-là vent netromper ! mnaBora M. deGnnfflie en le somnlëes yesK, MHS tenions!

liféfléehit'nn momeni; pnîsfl nNrmtaniîloir du seeréiaine<et «se »ît à coopter son or el ses Iniiets lie l)aMioe avec la joie sordide d'an foueor qui 7<Nt le moyen de faire on pins gros enjeu ^ elide osorîr tde pins effiroyaUes <^ances.

-«•finfin, la veine s^est dédanéel murmiifal-fl y k forime me rit ! que de hasards iieareiix se «Ottt ttcuanlés peor «n'amener là! Ait! eHe rMne, sis allaient être heoreuK ! et moi nséprisé, hai, je devais me taire et assister à ieur boiriieur ! mais je me oiûs vengé !

Aiu bout vd'nn if «art d*he«re ie médecio revint

— Eh bien ! dit M. de Granville «n pen étonné de ce brusque eetour ; vous avez vu mademoiselle d'Effanges?

— Non , dnépondtt le médecin eo fenmam la porte; mais je viens, moi, vous âùne de veNes conditions.

-~ Aè ! ah I fit 11. de Grawriile, vojons.

TOT 00 TAUK «9

^ — LesToici » diikMédecînreKlereiprdMileii fa€e : 11 £int me rendre , sur Theure ,ceUt btire écrite par nftéanie la coaiAcsse de Bîftar ^ il feut Twis taire à jamais sar ce que nous sa^ez, smioq je dirai, moi, ce que je sais; îe; dirai (foeiTOos êles M. foui Granasa, h faussaire condanmé aux gafères îl y a cioq ans » Fassassîii de Pierae Vidaè.

Les elienreux è& H. de G«aiiivîUe sehérissèfeol 8vr son freol, son visage déviai d*uiie p4leufl livide, Bttis soa regard conserva la aéine înpas« sîbilîléy la même audace;.

— Afeosieur! a*écria<4-il ea mettanê la main daoa Tm des tiroir? du secrélaire ; mai» le mé»* decw lui saisit le bvas avec on pmmpi moovement et le retmt d'une main de fer.

— Vous oubliez que j*ai eu le ten^ d'écrire! diMl en haussant les épaules.

Il y eut un silencev M. de Granville était détenu tremblant.

— Cette ceinture, reprit le médecin, c*esl celle de Pierre , elle m*a appartenu ; la prsMÎéM lettre de mon nom est brodée sut l'écusso»; eBe ooAteeail toute la fortune de Pierre ei^ voqs klui avez volée I Eh bien ! monsiettr , vous^ ne répeadei rien? dénoncerai-je le faussaire, le veAeur, ^'assassin f dénoncerai-je M. Granson, eu bien M. de Gianville partkra*t-il après, m'aveir lemlu cetfie

Page 1