Mgr Charlebois (notes et souvenirs)
Conformément au décret du Pape Urbain VIII nous déclarons que les mots «sainteté», «saint», « miracle », «miraculeux » qui sont renfermés dans le cours de cet ouvrage n'ont qu'une valeur purement «humaine» et « privée ».
LETTRE-PREÉFACE
Archevéché de Québec, Québec, le 25 mars 1936.
Révérend Père J.-M. Pénard, o.m.i., Le Pas, Manitoba.
Mon cher Révérend Père,
J'achève de lire la vie de Monseigneur Charlebois que vous avez accepté d'écrire. Et je me hâte de vous exprimer ma satisfaction et mes encouragements.
D'autres peut-être eussent dans cet ouvrage poussé plus à fond leurs analyses psychologiques ou enrichi leur style de plus d'ornements littéraires. Dans sa simplicité, votre narration jour par jour pour ainsi dire de la vie missionnaire de cet apôtre héroïque, nous révèle pourtant son âme plus au naturel; son âme, si profonde sous une écorce qui la contenait pour ainsi dire à l’étroit, si chaude malgré les glaces de la timidité et l'habitude des longs isolements.
Ce fut, certes, un bien saint Evêque missionnaire. Je le connus d’abord à l’époque de sa consécration épiscopale, alors qu’il séjourna plusieurs mois au Scolasticat. Et, depuis, des relations de plus en plus intimes s’établirent entre nous, que mon élévation, moi aussi, à l'épiscopat, et ma venue dans l'Ouest devaient consacrer. Il fut toujours envers moi d’une confiance et d’un respect qui me touchèrent beaucoup, et qui provenaient de sa profonde et sincère humilité. Mais, vous l'avez bien saisi,