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un système qui lui soit tout à fait propre. Dans ce dernier cas, ce serait une nouveauté, jamais une injure aux autres évêques ou aux autres congrégations, bien moins encore à l'Eglise.
“L’Eglise n’a pas imposé l’usage des classiques païens, elle l’a foléré. Elle ne regardera donc pas comme une injure si on éloigne d’elle ce qui était en elle, mais qui ne venait pas d’elle. L’usage des classiques païens fut imposé par les exigences du siècie, et à srand regret adopté par les pasteurs spirituels. Que ne fit pas saint Charles pour exclure du programme d’études de son séminaire les auteurs païens ? Par une prudente condescendance, il dut cependant tolérer qu’on les y introduisit, ”
On sait en effet que la crainte, hélas ! trop fondée, de voir la jeunesse milanaise prendre le chemin des universités et des gymnases protestants, où régnaient Homère et Virgile, contraignit saint Charles à modifier son premier plan.
Le Pére Cérino termine en disant : “ Pour conclure je dirai à Votre Révérence que, suivant ma manière de voir, elle peut sans inquiétude, sans difficulté ou inconvénient soutenir sa thèse, laquelle seconde les vues de l'Eglise, loin de les contrarier.”
Voilà ce qui peut s’appeler un témoignage fort explicite en faveur cle-la thèse ; il part de haut comme on voit, et de toute son autorité il confirme l’interprétation qu’a donné Mgr. Gaume aux paroles des Saints Pères, aux actes solennels de l’Eglise dans les conciles de Trente et de Latran.
Mais voici bien autre chose ; une voix part encore de plus haut et parle absolument dans le même sens que celle que nous venons d'entendre. C’est à décourager tons lee représentants des vieilleries païennes, En
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partisan zélé du plan d’études de Mgr. Gaume et qui la même adopté pour tous les séminaires de son diocèse, comme nous le verrons tout à l’heure, le cardinal Antonelli écrivait de Rome le 30 Juillet 1852 :
‘ Eminentissime et Révérendissime Seigneur, outre le grand prix que j’ai coutume d’attacher aux communications de Votre Eminence, celle que vous avez adressée, sous le pli du 13 du courant, à propos de la fâcheuse divergence qui s’est récemment élevée en France, sur le choix des livres pour l’enseignement littéraire, a une extrême importance.
‘ La parfaite connaissance, que l’on a de la sagesse et du profond discernement qui distinguent votre Eminence, était déjà une raison plus que suffisante de compter sur la justesse et l’étendue de vos vues dans l'apprécialion de la susdite controverse. Cette assurance, conçue d’avance, et que le Saint Père, à bon droit, partageait avec moi u élé parfaitement confirmée. NN NN RON ent ENT ed ester ae:
‘ En applaudissant hautement à l’intérêt que Votre Eminence a attaché à cette affaire, et qu’elle a fait servir avec un zèle et un? sagesse admirables à atteindre un but pleinement conforme aux vues du St. Siége, je suis heureux de vous offrir en même temps l’aseurance du profond respect avec lequel je vous baise humblement les mains.”
L'année suivante, 1853, la thèse de A Mgr. Gaume recevait de Rome l’approbation la plus encourageante, bien qu’implicite, par la confirmation de tons les actes et décrêts du coneile d'Amiens, tenu le 19 janvier de cette année sous la présidence de $S. E. le Cardinal Gousset. Voici les décrêts de ce concile relatifs à lPéducation, La citation est longue, mais comme le concile parle d’or, je crois qu’on la lira avec un sensible plaisir,
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