‹ Mgr. GrandinChapitre 22 sur 29 · O <1 H EH · texte numérisé non relu

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Les mines d'anthracite de Canmore, dans les Montagnes Bocheuses, de même que celles de Lethbridge, sont exploitées depuis plusieurs années et donnent de l'emploi à plusieurs milliers de mineurs. On trouve parfois la houille à fleur de terre dans l'Alberta. Dans la seule année 1901, le Nord-Ouest a fourni 356,741 tonnes de houille.

A Morinville, dans l'Athabaska, et en d'autres endroits encore, on a trouvé des indices de goudron, de gaz et de pétrole ; les analystes du gouvernement assurent que les spécimens étudiés sont d'une richesse remarquable. L'existence d'une immense région à pétrole a été constatée.

Dans les Montagnes Eocheuses, qui ne sont pas encore complètement explorées, on a découvert ' de nombreux gisements d'or, d'argent, de cuivre, de platine de galène, etc. Ces mines ne sont pas encore exploitées. La rivière Saskatchewan roule dans ses eaux de la poussière d'or en quantité considérable. En 1895, les colons d'Edmonton en ont recueilli dans les mois de juin, juillet et août pour une somme de $17,000. La production de l'or en 1901, au Canada, a été de 24,875,534 piastres; sur ce chiffre, 15,000 venaient du district de la Saskatchewan.

Les Etats-Unis pouvaient-ils supposer, il y a quelques années, qu'une nation rivale, avec un territoire supérieur en étendue à l'Union Américaine, s'élevait sur ses frontières, et que, semblable à un géant encore adolescent, ce jeune pays se préparait à un brillant avenir ? Ce qui semblait un rêve s'est réalisé. En multipliant les voies de communication, le Canada a rendu partout accessibles les ressources illimitées de ses forêts, de ses mines et de ses riches terres arables. Quand on considère les superbes fleuves ou rivières qui sillonnent ce pays, avec leurs innombrables affluents, leurs immenses lacs, on se demande s'il est une contrée au monde aussi admirablement disposée par la nature pour le service des échanges et des transports.

Quel sera l'avenir de l'Eglise catholique dans le pays ? C'est le secret de Dieu. Il y aura, ici comme ailleurs, des hommes qui resteront accroupis à la frontière de la raison humaine, qui fermeront leur cœur à la Foi, il y aura des énergumènes qui jetteront le voile de leurs doutes et de leur ignorance sur les yeux des petits, des pauvre®, du peuple, des confiants. Il y aura des hommes qui iront prêchant, par leurs livres, par leurs journaux, par leurs écoles, par leurs théâtres, par leurs chansons, prêchant les dénégations dévastatrices, faisant la nuit dans les âmes.

Mais il y aura, espérons-le, un bon nombre de cœurs nouveaux et purs pour accueillir et abriter la Foi.

Les premiers entraînent à la ruine la vieille Europe, et surtout la pauvre France.

Mais la Foi ne meurt pas. Méconnue, elle s'exile et va planter sa tente sons d'antres cieux. Qui sait si, plus tard, quelque rejeton des Peaux-rouges, débarquant sur les bords de la Seine, de la Tamise, de l'Elbe on du Danube, n'y ramassera pas la croix qu'on laisse abattre là-bas !

Le clergé catholique, séculier et régulier, continuera son œuvre de dévouement et d'apostolat.

Les missionnaires ne veulent pas laisser tomber leurs bras, car l'homme ennemi veille toujours. L'or des sociétés bibliques leur dispute ces âmes qu'au prix de tant de douleurs ils ont engendrées à la lumière. La civilisation a ses exigences et ses dangers. Sous une autre forme, c'est toujours la lutte.

Diverses sociétés religieuses sont venues au secours des Pères Oblats. Les Pères Jésuites dirigent, à Saint-Boniface, depuis 1887, un collège florissant. Le niveiau des études y atteint un étiage que les autres établissements ne dépassent pas. Les Chanoines réguliers de l'Immaculée Conception, les Trappistes, les Eédemptoristes, dans le Manitoba, les Pères Basiliens, dans

l'Alberta, donnent un concours bien apprécié, prêchent, convertissent, sauvent les âmes.

Que Dieu garde la paix dans les races diverses qui peuplent le pays !

Nous n'avons d'espérance et de salut que dans le Cœur de Celui qui est la résurrection et la vie; " qui multiplie les nations et qui les extermine, mais aussi qui les relève et les restaure dans leur première intégrité." Qui multiplicat génies et perdit eas, et subversas in integrum restituit. (Job. XII. 23).

INTRODUCTION

CHAPITEE I 1829-1851

La naissance — La famille — Initiation à l'épreuve — La première communion — Le petit berger — Premières études ■ — M. l'abbé Sébaux — Mort de madame Grandin — Petit séminaire — Etudes interrompues — Maladies — Le malade infirmier — Etrange examen — Désir des missions étrangères — Grand séminaire du Mans — Premières allusions à sa vocation — Conseil peu apostolique d'un curé — Sacrifice généreux de monsieur Grandin.

CHAPITEE II 1851-1854

Séminaire ides missions étrangères — Congrégation des Oblats de Marie Immaculée — Notre-Dame-de-1' Osier — Noviciat— Mgr Taché — Oblation perpétuelle — Scolasticat de Marseille — Ordination — Obédience pour l'Amérique du Nord — Adieux à sa famille — Départ — Lettre touchante — Consultation du médecin.

CHAPITEE III

Le Canada — Politique étrange de la France — Acte de- Confédération de 1867 — Le grand Nord-Ouest — De la Vérendrye — Compagnie de la Baie d'Hudson — Compagnie du Nord-Ouest — Les Métis — Les Sauvages — Mgr Provencher — Les Pères Oblats — Mgr Taché.

CÏÏAPITKE IV

Saint-Boniface et Winnipeg en 1854 — Départ pour l'Athabaska — Les portages — Y a-t-il un enfer ? — Les Montagnais — Mépris de la femme — Polygamie — Pauvre petites filles — Effets de la grâce — Un baptême où Peau ne manque pas — Bonne réponse — Sa nourriture — Ses voyages — Le patriarche Beaulieu — Projets de Mgr Taché — Le Père Grandin désigné pour l'épiscopat — Son voyage à l'Ile à la ■Crosse.

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