‹ Mgr. Grandin, Oblat de Marie Immaculée: premier évêque de Saint-AlbertChapitre 51 sur 75 · L,, COADIUTEUR DE MGR GRANDIN · texte numérisé non relu

L,, COADIUTEUR DE MGR GRANDIN

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d'aller vous visiter, vous encourager dans, vos pénibles et continuels labeurs. Nous y tenions d'autant plus, que nous savons

| per notre propre expérience, combien les consolations vous font l’'défaut. C’en était une grande pour nous de constater, par

nous-même, vos nobles efforts pour étendre et solidifier le règne

de Dieu dans notre cher diocèse; d'encourager nos bons chré-

tiens, tant anciens que nouveaux venus, qui, eux aussi, ne manquent pas de tribulations. Nous tenions, surtout, à voir et à encourager ces immigrants, qui ont dû faire tant de sacrifices pour venir parmi nous, et qui ont d'autant plus à soufÉrir des difficultés d’un établissement nouveau que les désagréments de la pauvreté sajoutent trop souvent à beaucoup d’autres. Souffrant nous-même de ce commun inconvénient et nous . trouvant, par là-même, dans l'impossibilité d'y remédier effica- |. êement chez les autres, nous constations, cependant, que les bénédictions divines, qui sont une conséquence de la visite du premier pasteur, nos paroles, nos encouragements, faisaient Veffet d’un baume consolateur, au moins pour tous ceux qui nous recevaient avec foi, comme l’envoyé de Dieu. Mais, cette consolation ne nous étant plus possible, nous avons dû songer

à . à x . à vous en faire jouir quand même, au moyen d’un autre repré-

sentant de Dieu, qui. vous visitera, de, notre part, de la part de notre Seigneur Jésus-Christ lui-même. Cet homme, choisi de Dieu par le ministère de notre saini-père le Pape} notre demande, appuyée par notre bien-aimé métropolitain. et les autres évêques de la province, est Mer Emile-Joseph Legal. C’est donc, pour nous, une grande consolation, et pour VOUS, Un”

grand avantage, d’avoir® pour nous aider dans l'administration

de notre diocèse et nous remplacer auprès de vous, un prélat qui nous égale en dignité, qui mérite notre confiance et la vôtre, étant honoré comme il V’est de œælle de ses supérieurs, de celle du Pape, et, je puis le dire, de celle de Dieu lui-même. Nous

ON

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