SOUS-DIACRE
Ces extraits ont été choisis par Monsieui
pour deux raisons, parce qu'ils sont histor confirment quelques assertions de ses brochu:
1. Sur Us élèves dit séminaire constilulionne Lalande. — « M. Lalande a, dit-on, trente tn naristes (p. 38, note). Nous apprenons qu'il rendu dans votre Séminaire aucun des lévites < qui formaient celui de M. de la Fare > (p. 40 1
2. Sur les prêtres constiluliottnels du dïoc. Meurthe en général. — a Malgré tous vos effc n'avez pu former jusqu'ici qu'un ramas de re
la Rèvolutic, idtr les bit unissant a,i convînt des Tiercelins h maison des Orph.
(( délibérations dr laulorilî municipals dt Nancy, t. Vil, 48.49.
plinées, mutines, infidèles à leurs premiers ser- ;s, qu'un tas d'apostats, de déserteurs de tous les , et aussi lâches pour défendre votre cause, qu'efés à la déshonorer par leurs bravades et leurs inso- ;s a (p. 8). Si, en novembre 91, le portrait était si batteur, qu'aurait écrit le sous-diacre en novembre , à la fête de la Déesse Raison ?
Sur Nicolas, le futur évêque comtitulionnel dt 1800. Qu'est-ce en effet que ce Nicolas, aujourd'hui vicaire et secrétaire de votre conseil ? Il faut le dire détromper et nos frères séparés qui s'imagineroient gagné à leur parti un homme important, capable de orer et de le défendre, et les catholiques qui vount déplorer dans sa chute celle d'un ange, d'un se- Lucifer. Nicolas, bas et rampant valet des nobles et rands, tout le temps qu'ils furent les distributeurs races l adulateur fade et assidu de toute personne ■édit, devint subitement le courtisan du peuple, ue celui-ci se déclara souverain. Tour-à-tour ariste, démocrate, selon que la révolution s'affermisu paroissoit chanceler, jamais il n'eut de principes et il changea chaque fois que son intérêt et son
ion le demandèrent Toujours il eut le dan-
X talent de prendre toutes sortes de formes ; réet galant, austère et agréable, dévot et philosophe, toit avec une égale facilité, du château de Tanton- . la retraite du séminaire, et de l'autel au boum â ia toilette. Mais combien n'a-t-il pas renforcé tts de son caractère, depuis qu'à l'aide du seril a vu qu'il pouvoit aspirer aux dignités, et que, ge èpiscopal des Vosges et de la Meurthe, il étoit
possible qu'il parvint au trône national ; on ne l'avoit connu jusques-là que comme un homme souple, adroit, cependant altier et hautain ; et tout-4-coup il s'est montré traître, perfide, cruel et persécuteur » .
<c II a abandonné la cause de la religion pour laquelle il s'étoit d'abord déclaré hautement, et il s'est décidé par le serment contre le cri même de sa conscience, et malgré les protestations les plus formelles, souvent réitérées et exprimées par lettre de ne le prêter jamais. Il a abandonné M. d'Ourches auquel il devoit et sa cure, une chapelle castrale, et en quelque sorte son existence. Il a trahi son corps et ses confrères ; il est devenu le délateur, le persécuteur de ses plus intimes amis ; il n'a pas rougi de présider l'assemblée des électeurs, qui devoit opérer leur remplacement, de le célébrer par des chants, des libations et toute la débauche d'une crapuleuse et dégoûtante orgie (i) ; il a fait plus, et après les avoir chassé de leurs places, il a osé dans une adresse à l'assemblée nationale, les noircir, les
(i) « Il y eut un repas à rHôtel-de-ville, pour MM. les électeurs et les curés nouvellement élus. Après de nombreuses et fréquentes razades, la joye s'y monta tout-à-coup au ton de la révolution ; et ce fut M. Nicolas, le Mirabeau de cette assemblée qui eut la gloire de l'y élever. D'un visage vermeil et tout étincelant d'allégresse, il entonne Ah ça ira, ça ira ; en même temps il se saisit d'une bouteille, et pour mieux figurer, sans doute, l'entière destruction de l'ancien régime, et la ruine de ses confrères dépossédés, il la frappe de son couteau, la met en pièces et en fait voler les éclats par les fenêtres. Animée par un si bel exemple, toute l'assemblée se met à casser verres et bouteilles, au milieu des acclamations, des brouhaha, et surtout des répétitions de ça ira, ça ira. »
« Et c'est ainsi que les élections modernes, ressemblent à celles des premiers siècles ».
calomnier, les avilir Et que prétendait-il donc, ce
misérable, en dévouant au mépris ces mêmes amis qu'il venoit de dépouiller ? Il avoit manqué Tépiscopat, et pour se dédommager, il aspiroit à être nommé député à la seconde législature Mais aussi malheureux
cette fois que la première, il a vu la dignité législative lui échapper ainsi que la mitre, et ce par le moyen même qu'il avoit employé pour se la procurer ; car les électeurs indignés d'une manière aussi basse, aussi lâchement cruelle de se faire valoir, lui ont constamment refusé leur suffrage. Le voilà donc réduit à travailler en sous-ordre, et au simple poste de secrétaire ; il ne lui reste que la honte et les remords d'une trahison inutile, et d'un crime sans récompense » (p. 33-36).
4. Sur François de Neufchâteau, — « Il est surprenant que M. François de Neufchâteau exige avec tant d'acharnement la prestation d'un nouveau serment, car, pour prêter un serment, il faut croire en Dieu, et M. François de Neufchâteau n'y a jamais cru. Dans les dernières années de M. Drouas, il s'est fait chasser de son séminaire comme athée et comme professeur d'athéisme » (p. 6, note). Une écriture qui est sûrement celle de l'abbé Guilbert (pas un fanatique, celui-là), a ajouté en note : Cette anecdote est vraie. Pourquoi faut-il donc que des plumes honnêtes veuillent absolument, sous prétexte de très légères circonstances atténuantes, embellir ces tristes et antipathiques figures de révolutionnaires acharnés, et
Réparer du vrai l'irréparable outrage?
Est-ce que les circonstances atténuantes ont jamais innocenté un coupable ? Un assassin devait monter à
réchafaud, par je ne sais quelles pauvres circonstances atténuantes, on l'envoie aux galères à perpétuité ; est-ce que cette compassion Tempêche, au fond, d'être un assassin ? Dans ces conditions, il faut avoir soin de retirer à Julien le titre d'Apostat que lui ont appliqué à lui, comme son surnom indélébile, quinze siècles de l'histoire ; que sait- on ? peut-être faudra-t-il faire un mérite à Luther de ses vertus de famille, car ce défroqué monstrueux fut, en général, bon époux, et toujours excellent père ? Avec des procédés critiques de ce genre, les brigands de l'histoire finiront par réclamer des certificats de probité. Sans doute, nous l'avons dit il y a assez peu de temps, il ne faut rien outrer et il faut constater le repentir, quand il existe ; mais le repentir lui-même n'efface pas l'histoire ! Que sera-ce, si le repentir n'approche pas de l'âme au lit de mort ? Arrêtons-là nos réflexions,