‹ Mgr. Joseph-Octave Plessis, évêque de QuébecChapitre 1 sur 8 · L'ABBE FERLAND · texte numérisé non relu

L'ABBE FERLAND

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ÉVÊQUË DE QUÉBEC

Comme la direction du ''Foyer Canadien" doit publier cette année (1863), quelques extraits des voyages de feu monseigneur Plessis, il m'a paru convenable de les faire précéder d'une courte esquisse de la vie de ce grand homme, qui a si utilement servi la religion et la patrie, et qui a laissé des souvenirs ineffaçables an sein de la population catholique de notre pays.

^' Interrogez les Canadiens, " dit un écrivain peu favorable à l'église du Canada, " demandez-leur quel fu t le premier homme de leur pays ; et tous, de quelque rang, de quelque opinion qu'ils soient, vous répondront unanimement : — C'est Monseigneur Plessis. "

Eh bien î nous n'avons pas encore la biographie du grand évoque, du veitueux citoyen, qui consacra sa vie à l'honneur de Féglise et au bien de son pays. L'immensité de la tâclie a probablement été une cause de découragement pour ceux qui auraient été d'ailleurs heureux de se dévouer à ce travail. Et, il faut bien l'avouer, cette raison n'est pas futile ; car monseigneur Plessis a pris une part plus ou moins grande, plus ou moins saillante, dans les affaires importantes qui ont intéressé le Canada, depuis l'établissement de la constitution en 1791 jusqu'en 1825 ; et pour écrire sa biographie, d'une manière satisfaisante, il faudrait parcourir l'histoire politique et religieuse de la province entre ces deux époques.

Aussi ne me hasarderai-je ici qu'à signaler les principaux faits de cette vie, si pleine et si saintement fructueuse, et à planter des jalons pour indiquer la route à ceux qui entreprendront l'œuvre patriotique d'ériger un monument littéraire à la mémoire de l'illustre prélat.

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