Monde ; nde
de mers, vers ;
u’un pas ?
leuve ; euve.
es MŒAÆUrS ; urs cœurs.
de nature, re :
u ages, es.
Les gouffres, les torrens, les rochers sourcilleux Qui font du plus beau fleuve un fleuve périlleux ; Les monstrueux évcueils, les colosses de glace Qui, roulant de ses bords, hérissent sa surface ; Les Autans, les frimats, les débris du malheur, Rien n'arrête l’essor de ta pieuse ardeur.
La hutte du sauvage et le chaume rustique Bénissent, en tout tems, ton zèle apostolique ;
Et les deux Canadas, heureux de tes bienfaits, Quand tu fuis le repos, prospèrent dans la paix.
Ce sont-là tes travaux, ton triomphe et ta gloire ; Et n'est-ce pas aussi ta plus belle victoire ? Pourquoi, héros chrétien, Pontife révévé,
Donner un plus long cours à ton zèle sacré ?
Pourquoi de la fortune essuyer les caprices,
Quand elle veut qu’en paix tu goûtes ses délices ? Lorsque le Nouveau-Monde est heureux'par tes soins, Pourquoi d’un monde usé prévenir les besoins ?
Ces immenses forêts, ces lacs dont l’étendue
Avec celle des mers nous parait confondue,
Ces iles, ces rochers, ce golfe périlleux
Ne suflisaient-ils pas à tes élans pieux ?
Devais-tu donc, guidé par une sainte envie,
Pour visiter nos morts, sacrifier ta vie ;
Pour fixer une fois le pompeux Vatican,
Franchir deux fois les monts, et deux fois l'Océan ; Et, pour un jour heureux que ta présence assure, D'un siècle de regrets nous offrir la mesure ? Devais-tu donc enfin passer, à si grand prix,
Des Français de Québec aux Hurons de Paris ?
‘ Que viens-tu faire ici ? te diront nos faux sages : ‘ Crois-tu voir parmi nous des hordes de sauvages ? ‘“ Viens-tu nous présenter tes fanatiques lois,
‘ Comme à des Ésquimaux, comme à des Iroquois ? ‘ Crois-tu que nous rampons dans d’épaisses ténèbres, ‘« Qu'on refuse à nos morts jusqu'aux accens funèbres, ‘ Que, sous le plus grand Roi, le parjure annobli
« Peut fouler à ses pieds la mérite avili;
« Que, chez nous, les vertus ne sont que des offenses.