‹ Mgr. Joseph-Octave Plessis [microforme]Chapitre 36 sur 44 · PP · texte numérisé non relu

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Epitre à Monseigneur J. O. PLessis, Evéque de Québec, lors de son passage en France.

Dis-le moi franchement, Prélat du Nouveau-Monde ; Faut-il louer ton zèle, ou faut-il qu’on le fronde ? Quand, du même coup-d’œil, tu parcours tant de mers, Tant de fleuves lointains, tant de climats divers ;

Ne dois-je pas penser que la belle Italie

Par un pont invisible, au Canada s'allie ;

Et que par un effet qu’on n’imagine pas,

Du Saint-Laurent au Tibre on ne compte qu'un pas ? Tu voles sur les lacs, tu franchis le grand fleuve ; D'un œil tu vois Québec, de l’autre Terreneuve.

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Je fixe avec effroi la nacelle tremblante Qui t'offre pour palais une écorce fluttante : J'entends le nautonnier dont la vieille chansan Bat le tems à la rame et guide l’aviron :

Tu pars, tu vas braver des routes incertaines, Répandre tes bienfaits sur des plages lointaines ; Et pour mieux exercer ton zèle genrreux, Descendre du plus haut des sommets ecumeux, Au golfe redouté, témoin de tant d’orages, Si fertile en écueils, si fécond en naufrages.

Aux cruels Algonquins tu donnes d’autres mœurs ; En leur montrant le Christ, tu subjugues leurs cœurs. L’Esquimaux, par tes soins, doit changer de nature, Laivrer son âme à Dieu, ses bras à la culture : L'Ontario n’a plus de sauvages errans;

L'Huron voit à tes pieds ses feroces enfans, Et sur un soi nouveau, sur d’etlrayants rivages, Tu fais du Rédempteur respecter les images.

y Québec,

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