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du chœur. Oh! si j'en avais seulement un autre comme lui! Les Irlandais l’aiment, et l’estiment, et le respectent beaucoup plus qu'ils ne font le prêtre de leur nation, qui est ici. (1) »
Déjà il avait écrit (2) :
« J’ai une mission sauvage qui a besoin d’un second prêtre, depuis que j'y ai établi des Sœurs pour instruire les jeunes filles. Et d’un autre côté, voilà l’évêque protestant qui va bientôt revenir d'Angleterre avec une légion de ministres, ayant des ressources énormes à sa disposition, au moyen desquelles il peut faire, non pas beaucoup de bien parmi les pauvres Indiens, mais beaucoup de mal, en leur inspirant des préjugés contre les prêtres et la religion. »
Le vaillant Evêque de Vancouver se résolut à faire le voyage d'Europe, espérant en rapporter des ressources et en ramener des hommes. Il remit encore entre les mains de M. Seghers le pauvre divcèse si éprouvé.
coe : Cependant l’excès de préoccupations et de tra és avait
brisé la santé déjà chancelante du jeune missionnaire : en décembre 1867, le courageux travailleur eut un premier crachement de sang. Mais il se sentait nécessaire, et l'énergie de sa volonté domina le mal, qui aurait abattu un homme d’une moindre force de caractère. Il continua à tout diriger avec une sagesse, une prudence et une vigueur peu communes.
« Il en est peu, au monde, de sa trempe, écrivait un mois plus tard son fidèle collaborateur M. Jonckau (3), qui
dirigeait depuis peu de temps le collège. La situation où il
(1) On connait l'extraordinaire attachement des Irlandais pour /eurs prêtres, les prêtres de leur nation.
(2) Lettre à Mgr De Neve, 12 février 1865.
(3) Lettre à Mgr De Neve, 31 janvier 1868.