JOSEFA
Ah! quelqu’un!...
MIRALÈS, à part.
De faire ma retraite
(Haut.)
Il n’est plus temps. Pardori si, peut-être indiscrète,
Ma visite...
JOSÉFA.
Monsieur... — Mais c’est vous... oui, vraiment
MIRALÈS.
C’est moi qui, dans tha vie heureux évértement...
JOSÉFA.
Dans cette hôtellerie, en venant de Sévillé...
Justement.
M IRALÉS.
JOSÉFA.
Un pari !
MIRALÉS.
Cause en soi bien futile Qui m’a valu, pourtant, l’honneur inattendu...
Oh! jarpais jusque-là je n’aurais prétendu!
A l’instant... — admirez par quel secret mystère!... — Je pensais au plaisir que vous a dû mon père ,
Rayon consolateur qui dans son âme a lui ,
Et qu’un heureux hasard nous ramène aujourd’hui.
MIRALÉS.
Un hasard!... oh non pas! une recherche heureuse, Où j’avais, pour guider ma course aventureuse,
Une étoile, astre pur, flambeau mystérieux,
Comme un fanal ami brillant au front des deux.
Je passais , croyant bien ma recherche épuisée :
Des fleurs, charmant rideau, paraient une croisée, Ainsi qu’on se peindrait les célestes parvis :
Je regardais les fleurs... et c’est vous que je vis.
JOSÉFA.
Vous passez donc parfois. Monsieur, dans cette rue?...
MIRALÉS.
Aucune n’est par moi plus souvent parcourue :
Elle mène à l’école, et j’y vais tous les jours Trois fois au moins; je suis très-exact à mes cours.
JOSÉFA.
Vous devez réussir, avec un si beau zèle.
MIRALÉS.
Si vous m’encouragez, oh! oui, Mademoiselle!...