I. E MARQUIS, à part, regardant autour de lui
Assez triste apparence !
Un logement d'auteur... D'après cela, je pense,
Ma proposition...
CERVANTES, revenant.
Voulez-vous accepter
Ce siège, Monseigneur?... et pour vous écouter Me voilà tout oreille.
(il offre un fauteuil au marquis et prend une chaise pour lui-mème.) LE MARQUIS, s’étalant dans le fauteuil.
Or donc, sans préambule,
11 est une beauté, Monsieur, pour qui je brûle.
Sur scs divins appas s’il fallait mettre un nom,
Un païen l’eût jadis comparée à Junon,
Tant chez elle aux attraits se joint un port de reine.
Quant à la qualité de l’objet qui m’enchaîne,
Personne plus que moi n’est en droit d’y tenir.
Et son blason au mien peut dignement s’unir.
De vous féliciter. Monseigneur, je m’empresse;
Mais je ne comprends pas...
LE MARQUIS
Aux pieds de la comtesse ,
Mon amour attentif, en quête d’un souris.
Va cherchant quels plaisirs pour elle ont quelque prix ;
Il interroge un signe, il saisit un indice,
Et tient pour une loi jusqu’au moindre caprice- Elle a celui des vers plus ou moins bien tournés,
Des soupirs pour Climène en sonnets façonnés.
Des rondeaux parfumés de jasmins et de roses;
Nos dames de la cour se plaisent à ces... choses.
Donc, parmi les écrits composés dans ce goût,
— Et nous n’en manquons pas, — il en est un, surtout, Où je vois, très-souvent, la comtesse arrêtée.
C’est un roman de vous... qu’on nomme Galalhée.