‹ Michel Cervantes drame en quatre actes, en versChapitre 63 sur 92 · ALONZE, QUELQUES SEIGNEURS · texte numérisé non relu

ALONZE, QUELQUES SEIGNEURS

CERVANTES, à part.

Ah ! trop tôt du succès je m’étais réjoui.

O doux rayon d’espoir soudain évanoui !

Trop fugitif éclair!

LE MARQUIS, qui s’est assis à droite, aux seigneurs.

J’avais prévu sans peine Pour un pareil désordre une tin très-prochaine.

Comment! un souverain prendrait lui-même soin...

DON ALONZE

Allons donc !

CERVANTES, à lui-même, regardant au dehors.

Joséfa ne saurait être loin,

Et pour nous retirer...

LE MARQUIS, avec intention.

Cela passe créance

Que ces écrivailleurs aient tant d’outrecuidance.

CERVANTES, à part.

Ceci me touche-t-il?

LE MARQUIS, de même.

Et d’abord conçoit-on

Que d’enseigner les rois ils se donnent le ton,

Qu’ils tournent vers pe but leurs farces insipides?

DON RAMON

Il est des vanités qui ne sont pas timides.

CERVANTES, à part.

Partir, et sans délai , serait le plus prudent.

Je crains que d’éclater en vain me défendant...

Mais ma fille. v

LE MARQUIS

Il faudrait, pour remettre à sa place De ces petits auteurs la trop féconde race ,

Qu’une bonne leçon...

CERVANTES, s’avançant en face du marquis.

Mais pouvez-vous compter Qu’ils seraient disposés, Monsieur, à l’accepter*?

* Don Ramon, Cervantes, le marquis, don Alonze.

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