‹ Michel Cervantes drame en quatre actes, en versChapitre 65 sur 92 · ACTE III, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE X

Un crime....

Qui plus tard trouvera sa défense.

LE MARQUIS

En attendant, Monsieur, il doit être puni.

Un combat de la sorte est sans peine fini ;

Je vous fais compliment , Monsieur !

LE MARQUIS

Approchez, gardes !

(Quatre hallebardiers s'avancent avec l’officier.)

Au nom du roi!...

Ce nom , plus que vos hallebardes , M’impose, et je me rends.

LE MARQUIS

Quel que soit le motif....

(il lui ordonne d’un geste de livrer son épée.)

Mais dans l’autre combat où je restai captif,

Le Maure, — et sa victoire, à lui, fut moins aisée, — N’arracha de mes mains mon ai me que brisée !

(il brise son épée et en jette les morceaux à ses pieds; l’officier s'approche de Cervantes et se dispose à l’emmener.)

LE MARQUIS, à part.

Ah ! l’aiguillon en vain ne s’est pas fait sentir !

CERVANTES, tandis que le marquis donne ses ordres.

Mais quoi! de ce palais je vais ainsi sortir,

T’y laisser, Joséfa, seule, ô destin étrange!

Sans qu’un mot entre nous, saus qu’un baiser s'échange, Pour calmer ta douleur, dissiper ton effroi !

Mon enfant! mon enfant! que Dieu veille sur toi (1)!

(il est emmené par les gardes. )

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