ACTE III, SCÈNE X
Un crime....
Qui plus tard trouvera sa défense.
LE MARQUIS
En attendant, Monsieur, il doit être puni.
Un combat de la sorte est sans peine fini ;
Je vous fais compliment , Monsieur !
LE MARQUIS
Approchez, gardes !
(Quatre hallebardiers s'avancent avec l’officier.)
Au nom du roi!...
Ce nom , plus que vos hallebardes , M’impose, et je me rends.
LE MARQUIS
Quel que soit le motif....
(il lui ordonne d’un geste de livrer son épée.)
Mais dans l’autre combat où je restai captif,
Le Maure, — et sa victoire, à lui, fut moins aisée, — N’arracha de mes mains mon ai me que brisée !
(il brise son épée et en jette les morceaux à ses pieds; l’officier s'approche de Cervantes et se dispose à l’emmener.)
LE MARQUIS, à part.
Ah ! l’aiguillon en vain ne s’est pas fait sentir !
CERVANTES, tandis que le marquis donne ses ordres.
Mais quoi! de ce palais je vais ainsi sortir,
T’y laisser, Joséfa, seule, ô destin étrange!
Sans qu’un mot entre nous, saus qu’un baiser s'échange, Pour calmer ta douleur, dissiper ton effroi !
Mon enfant! mon enfant! que Dieu veille sur toi (1)!
(il est emmené par les gardes. )