ACTE IV, SCÈNE III
Qu’on pfit vous adresser, ce serait de conclure Que vos yeux, Monseigneur, de mes maux s’égayant, Y cherchent à dessein un spectacle attrayant.
LE MARQUIS
Point du tout; et d’ailleurs, de la sorte comprise,
Il faut en convenir, la prison s'humanise :
Elle admet des douceurs et des immunités...
RIFADOR*.
Monseigneur....
LE MA RQU IS
Le regard ici de tous côtés.
Au dehors plane à l’aise, et votre... locataire...
RIFADOR.
Je remplis mon devoir comme un franc militaire. On ne m’a jamais vu par trop accommodant ;
La prison du château, dont je suis commandant. N’est pas, j’ose le dire, un séjour de plaisance; Mais, pour ce cavalier, la simple tolérance Dont...
Je ne prétends pas à mal vous l’imputer.
Ce brave commandant! Pourrait-on se douter Quel esprit bienveillant et quel bon cœur il cache Sous les crocs menaçants de sa longue moustache?
C’est très-bien ! — À Monsieur, je voudrais seulement Dire deux mots.
RIFADOR, bas à Cervantes.
Je crois que son sourire ment !
(à part.)
Tant pis 1 Je suis en paix avec ma conscience !
(il sort par la droite, au secouil plan.)