‹ Michel Cervantes drame en quatre actes, en versChapitre 69 sur 92 · ACTE IV, SCÈNE III · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE III

Qu’on pfit vous adresser, ce serait de conclure Que vos yeux, Monseigneur, de mes maux s’égayant, Y cherchent à dessein un spectacle attrayant.

LE MARQUIS

Point du tout; et d’ailleurs, de la sorte comprise,

Il faut en convenir, la prison s'humanise :

Elle admet des douceurs et des immunités...

RIFADOR*.

Monseigneur....

LE MA RQU IS

Le regard ici de tous côtés.

Au dehors plane à l’aise, et votre... locataire...

RIFADOR.

Je remplis mon devoir comme un franc militaire. On ne m’a jamais vu par trop accommodant ;

La prison du château, dont je suis commandant. N’est pas, j’ose le dire, un séjour de plaisance; Mais, pour ce cavalier, la simple tolérance Dont...

Je ne prétends pas à mal vous l’imputer.

Ce brave commandant! Pourrait-on se douter Quel esprit bienveillant et quel bon cœur il cache Sous les crocs menaçants de sa longue moustache?

C’est très-bien ! — À Monsieur, je voudrais seulement Dire deux mots.

RIFADOR, bas à Cervantes.

Je crois que son sourire ment !

(à part.)

Tant pis 1 Je suis en paix avec ma conscience !

(il sort par la droite, au secouil plan.)

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