‹ Michel Cervantes drame en quatre actes, en versChapitre 77 sur 92 · ACTE IV, SCÈNE VII · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE VII

LA COMTESSE, tendant les bras.

Ma fille, tu l’entends!

JOSÉFA, se jetant dans ses bras, puis d'un ton douloureux et tendre.

Pourquoi donc avez-vous attendu si longtemps ?

LA COMTESSE, se cachant le visage dans ses mains.

Dieu trop juste!.,.

JOSÉFA.

Pardon!... ce mot, il vous afflige.

Madame ! — non ! ma mère, oui, ma mère, vous dis-je !...

LA COMTESSE

O bonheur qui pour moi d’aujourd’hui semble né !

O titre que jamais on ne m’avait donné ! !

Doux nom par qui mon âme en d’autres cieux s’éveille,

De ta chère harmonie enivre mon oreille !

Ce trésor que j ’ai pu saisir et caresser,

Maintenant sans mourir pourrais-je y renoncer !

JOSÉFA.

Croyez bien que pour moi ce bonheur n’est pas moindre; Que ma voix, à la vôtre heureuse de se joindre,

Prodiguera ce nom que vous désirez tant!

Oui, partout je dirai, loin de moi rejetant Tout pénible retour, toute pensée amère :

« Ma mère, la voici! j’ai retrouvé ma mère ! »

LA COMTESSE

Redis-les-moi ces mots par mon cœur savourés!...

On vient!... le commandant.

LA COMTESSE

Grand Dieu!

(A Joséfa. )

Vous vous tairez...

Je ne suis rien pour vous.

JOSÉFA.

Comment?...

Ah!

Devant le monde.

JOSÉFA, douloureusement.

Quel mot!...

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