‹ Michel Cervantes drame en quatre actes, en versChapitre 79 sur 92 · ACTE IV, SCÈNE X · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCÈNE X

RIFADOR.

Contre moi le marquis s’est fâché Disant qu’à votre égard je me suis relâché Du régime obligé que la prison impose.

CEK VASTES.

Quel regret je ressens d’être pour vous la cause...

K IFADOR.

Bah ! bah ! plus d’une fois nous avons vu le feu.

Mais,, malheureusement, ce qui n’est point un jeu,

C’est que je dois, — pardon, — vous donner pour demeure...

CERVANTES, avec tranquillité.

Un cachot?

RIFADOR.

Une. chambre! A l’instant que je meure,

Si je ne voudrais pas... Mais je puis différer Un quart d’heure... Il faut bien un peu la préparer Cette chambre, et je viens... Cette pauvre petite Aurait cru, se prenant d’une terreur subite...

Pour votre attention, capitaine, merci.

Ce qui peut résulter de cette affaire-ci,

— Et vous n’en mourrez pas , — c’est qu’une forteresse Soit pendant quelques mois votre maussade hôtesse. Par exemple , tenez , vous courez grand hasard D’habiter Ségovie et son vieil alcazar.

Soit!...

RIFADOR.

Au fait, chez le roi tirer l’épée... Ah! diantre ! Je sais bien qu’un aifront met le feu sous le ventre. Que... lorsqu’on est blessé par un mot insultant...

A votre place... eh oui! j’en aurais fait autant.

(il sort.)

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