Cf. plus loin, chap. VIII
2. Cf. La Marlellièrc, Descript. do Vabh. de la Trinité, dans le Guide du Touriste dans le Vendâmois, Vendôme, 1883.
3. Cf. Bourassé; Cnlhédrales de France, 1801, p. 248, Bull. soc. archéol. de Nantes, t. XXVII, p. 143; Palustre, Ren. en France, III, 3; De Granges de Surgères, Les Artistes nantais, p. 44, 11 et 109.
4. Etait-ce déjà Rodier (jui était maître de l'œuvre? Nous ne saurions le dire, mais en 1455, nous voyons celui-ci l'aire un accord avec le chapitre « pour sommes dues antérieurement ». Sous ses ordres travaillaient Guillaume C/iausse et Jacquet Badoit, maîtres maçons.
VITALITÉ DE l'aRT FRANÇXiS A LA FIN DU XV® SIÈCLE
les travaux de la cathédrale de Tours. Mais fort heureusement, ce portail-ci, dont la construction fut dirigée par un Tourangeau et la décoration peut-être exécutée sous ses ordres par des artistes de même origine, a conservé presque toutes ses sculptures, et nous aurons à y revenir assez longuement'. Constatons pour le moment qu'il nous est bien difficile de reconnaître dans ses lignes générales ces « formes tourmentées de la décadence gothique » que Ton reproche au duc de Bretagne d'avoir tant aimées. C'est au contraire un ensemble d'une architecture ample et robuste qui peut presque supporter la comparaison avec les plus belles œuvres du moyen âge.
B. — En dehors de la région de la Loire.
Nous ne songeons naturellement pas ici à faire pour toute la France le même relevé que nous venons de tenter, et d'une façon même forcément incomplète, pour la région de la Loire. Nous nous bornerons à citer quelques exemples caractéristiques de régions particulièrement riches ou de monuments particulièrement importants.
MM. Koechlin et Marquet de Vasselot, qui ont étudié de très près l'art de la région de Troyes, où allait se développer, précisément au moment où nous nous plaçons, une \école de sculpture très féconde et très française encore, n'ont pas hésité à qualifier de « prodigieux » le mouvement de reconstruction des églises champenoises à la fin du xv*' et dans les premières années du XVI® siècle toutes du reste élevées et décorées dans le style traditionnel à peine légèrement modifié.
A Troyes même, c'est le portail nord de la cathédrale^ repris en 1462- 1468, et décoré par Odarl Colas, le cloître des Cordeliers décoré aux environs de 1480, les premiers travaux de Jean Gailde à la Madeleine (1495); c'est la Belle-croix, élevée de 1495 à 1497 et dont la disparition est si regrettable.
Même abondance de constructions dans d'autres régions comme la Normandie, même persistance du style traditionnel. Les églises de Bouen-' sont là pour le prouver : Saint-Ouen dont le portail sud date de 1441 , Suint-Maclou , (1434-1478], Saint-Laurent (1444-1482), Saint-André achevé en 1488, sans compter la cathédrale dont les tours furent commencées en 1465 et 1487. A la Trinité de Fécamp, la nef avait été prolongée par une admirable chapelle absidale construite vers 1489 par Jacques Le Boux, dont la carrière se