Dans la chapelle sainte Cécile
deux registres la vie du bon et du mauvais riche, et dont la sculpture naïvement réaliste et un peu lourde fait pensera celle de certains devants de coffres; de même, dans un grand tableau sculpté à scènes multiples, représentant la Nativité, l'Adoration des Rois, la fuite en Egypte et les soldats d'Hérode poursuivant les fugitifs, qui se trouve à l'église Saint-Lubin de Suèvres La composition pittoresque, la disposition des personnages, leur accoutrement très précis nous indiquent que nous sommes toujours ici dans le courant franco-flamand ; seuls l'adoucissement notable des types, et la présence de quelques pilastres et de quelques angelots nus, nous font sentir que nous avons affaire à une œuvre contemporaine de Louis XII
Près de Blois enfin, la châsse de Saint-Bohaire^ si ce n'est pas un ouvrage flamand, très médiocre et de date très avancée, nous décèle encore davantage l'influence persistante des modèles venus des ateliers de Bruxelles et d'Anvers.
Influence générale en dehors de la région de la Loire.
La présence de certaines productions presque industrielles comme les boiseries décoratives et les stalles d'églises, et d'autre part le caractère très particulier de certaines sculptures importantes comme celles d'Amboise ou de Sainte-Catherine de Ficrbois nous ont permis de constater une influence ou pour mieux dire un contact permanent avec l'art septentrional dans notre région de la Loire^ nous pourrions en retrouver des preuves à travers tout l'art français de la même époque ; mais nous nous bornerons naturellement ici à des constatations générales et à quelques exemples^.
Dans l'architecture et la décoration monumentale de ce temps, dans celle même qui reste fermée aux influences italiennes, on ne trouve pas toujours uniquement des éléments français, nous l'avons déjà constaté pour la chapelle d'Amboise. Cela n'est pas moins frappant dans nombre d'églises de la région du Nord, à Sainl-Riquier, ài?we, au Tréporf, k Dieppe. Les complications infinies de la décoration, le déchiquetage des ornements que l'on y constate nous font sortir du pur esprit français où la fantaisie la plus flam-