‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 177 sur 305 · I. La droite par malheur est très maladroitement restaurée · texte numérisé non relu

I. La droite par malheur est très maladroitement restaurée

l'art de solesmes

fait analogues. Enfin, c'est la même dignité simple et calme clans l'attitude, la même sérénité douce dans l'expression.

M. l'abbé Bossebœuf cpii a signalé et reproduit ces figures dans son livre sur Amhoise \ les atlril)ue à l'école de Michel Colombe. Nous ne serions pas tout à fait de cet avis, si par école on entend, comme on le fait d'ordinaire, la suite du maître. Nous ne trouvons là, en effet, aucune trace de ce maniérisme, qui commencera à se 'faire sentir chez ses successeurs même immédiats; ce sont encore ici des œuvres de pur stjle gothique, exécutées, selon nous, autour de Michel Colombe et non après lui, probablement même avant l'époque de ses grandes œuvres qui seules nous sont demeurées

Mais nous arrivons à une œuvre de tout premier ordre et plus digne encore que la Pi/ié

d'Autrèche d'être placée à côté Limcray. - Tète d une sUlue dY-vcque. (Pien-c.)

des sculptures de Solesmes, c'est

la Vierge de douleur de l'église de Beitulieu-lès-Loches . Cette statue en bois peint ^ se trouve reléguée aujourd'hui au fond du transept droit de l'ancienne église abbatiale Elle devait se dresser jadis au pied d'un Calvaire, en pendant à quelque saint Jean et fut exécutée sans doute pour les bénédictins de l'abbaye de Beaulieu.

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