‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 182 sur 305 · Ihid., p. 191. Clelui-ci peut être un simjjle manœuvre · texte numérisé non relu

Ihid., p. 191. Clelui-ci peut être un simjjle manœuvre

3. Nous adopterons pour rorlhographe du nom de notre artiste, celle qu'ont admise MM. de Grandmaison et Palustre, ainsi que la i)Inpart des auteurs qui se sont occupés de lui. C'est celle que donne sa signature : l'on sait de reste combien il faut tenir peu de compte des variantes orthograpiiiques dans les noms propres à cette époque. Peu importe donc (jue les textes l'appellent parfois Colomb, Columh, Coulon, ou Coulomb.

4. Et non de Perréal, comme l'écrit Palustre, Michel Colombe, p. 6.

LA VIK KT LA CARIUÈIIK DE MICHEL COLOMBE

D'où notre artiste était-il originaire? Onabeancoup discuté sur ce point et, en dehors des opinions raisonnables pour lesquelles militent des arguments sérieux, on a proposé sans raison les hypothèses les plus bizarres '.Mais deux opinions contradictoires ont été soutenues avec quelque vraisemblance : Tune le fait naître à Tours, l'autre en Bretagne.

La première s'appuie non seulement sur la longue carrière de l'artiste à Tours, sur ses attaches tourangelles, ses relations de famille, etc., mais sur un texte précieux d'un jurisconsulte, du milieu (hi xvi^' siècle, Jean Bresche '-^ qui, dans son traité De verhorum .sic/ni/i'catione ^ se livre à une digression assez longue à propos du mol Monumenf uni, et décrivant le tombeau de Louis XII à saint-Denis, arrive à parler de différents artistes tourangeaux: a Inler statuarios et plastas exslilit Michaël Columbus, homo nosthas, quo cer(e aller non fuit praesfantior, » écrit-il. Cette opinion a été surtout défendue par M. Lambron de Lignim qui s'est ingénié de plus à découvrir en Touraine les traces d'une famille Columbin, laquelle se rattacherait, prétend-il, à celle de notre sculpteur. M. de Grandmaison* ainsi que Benjamin Fillon-' l'ont adoptée également.

Mais d'autres textes, d'autres recherches semblent autoriser la Bretagne à revendiquer Michel Colombe comme un de ses enfants. Une inscription qui figurait à côté du tombeau de François II à Nantes, et sur laquelle nous reviendrons^, qualifie Michel Colombe d' « originaire de Vévêché de Léon en Bretagne ». MM. Pol de Courcy, Alfred Ramé^ et bien d'autres se sont appuyés sur ce texte pour affirmer que Michel Colombe était Breton ; on a de plus prétendu retrouver des noms analogues au sien dans les registres des paroisses des environs de Sainl-Pol-de-Léon. On a remarqué que Saint- Colomban s'appelle en breton Saint-Koulm, que cette même racine se trouve dans le nom de la paroisse de Plougoulm, et M. l'abbé Bossebœuf a relevé sur les registres de Saint-Pol-de-Léon plusieurs paroissiens du nom de Koulm,

1. M. Rouillet {Michel Colombe, p. 6) réfute, Jjieii inutilement, une prétendue origine lyonnaise, et M. De Granges de Surgères [Arlisles nantais) indi(iue que d'aucuns ont voulu le faire naître à Nantes.

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