‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 188 sur 305 · Michel Colombe, p · texte numérisé non relu

Michel Colombe, p

4. Celui même de Charles VIII était en bronze et non en terre cuite.

5. Michel Colombe a-t-il, du reste, souvent emploj-é cette matière, comme le prétend Palustre, en particulier pour des Sépulcres que leur fragilité aurait, dit celui-ci, fait disparaître? Nous n'en savons absolument rien, et le texte du jurisconsulte Jean Brescho, qui le place « inter staluarios et plaslas » n'est peut-être pas assez précis pour nous permettre de l'affirmer. Nous rencontrerons cependant plus tard quelques œuvres en terre cuite qu'il n'est pas impossible d'attribuer soit au maître lui-même, soit à son atelier.

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bien passer à rexécuiion sans que nous en soyons avertis. Le tombeau n'existe plus, mais nulle région n'a plus soufl'ert des guerres de religion que ce pays du Poitou et de la Amendée ; d'ailleurs, nous ne savons même pas où devait s'élever le monument. Etait-ce à M;nUezais, était-ce à C/ie/fois^ oh existait une sépulture des seigneurs de la Rousselière dont l'un avait payé la moitié des frais du monument de Louis de Rohault? Le texte ne nous en dit rien, et nous n'avons pu d'autre part trouver aucun autre renseignement sur cette œuvre-ci ' .

De 1480 à 1490, nouvelle lacune dans l'iiistoire de Michel Colombe. C'est en 1491 que pour la première fois un document irréfutable nous assure qu'il est établi à Tours : il est, d'après un manuscrit de la bibliothèque de Tours, inscrit sur les registres de la confrérie de Saint-Gatien et à partir de cette date il doit occuper une situation importante dans la ville.

A'oici en effet pour nous le pi^ouver un document très important publié par M. Célestin Port en 1883 et dont nous sommes étonné qu'on ne se soit pas servi davantage-'. Louis du Bellay, abbé de Sainl-Florent de Saumur, qui faisait exécuter des travaux importants dans son église eut, en 1496, quelques difficultés sur lesquelles '* il voulut avoir l'avis d'un certain nombre d'architectes tourangeaux; le document original qui relate leur opinion, et qui a été retrouvé par M. Célestin Port, porte comme titre : « L opinion des muis/res

d'œuvre de Tours que mnisfre Michel Coulomb envoya à Monseigneur »

C'est donc Michel Colombe qui fui chargé par l'abbé de Sainl-Florent de recruter une sorle de commission d'architectes experts. Il n'est pas dit qu'il Tait accompagnée ou dirigée lui-même : mais le seul fait qu'on se soit adressé à lui pour la réunir prouve évidemment l'estime que l'on faisait de lui et la place qu'il pouvait tenir dans le milieu des artistes tourangeaux.

1. Parmi les fragmenls de toinbeaux épiscopaux provenant de Maillezais, ijue Ton voit au Musée de Niort, la plupart appartiennent à une époque ultérieure. On reconnaît même sur l'un d'eux les armes de Geoffroy d'Estissac, l'ami de Rabelais, mort en lo43. Mais on trouve cependant sous le numéro 111 (cf. Catal. du Miist'e départemental d\inti(juilés de Niort), deux fragments de pleurants sous desarcatures qui proviennent, dit-on, de Maillezais et sonl certainement encore du xv= siècle. Michel Colombe ne devait pas renoncer à cette vieille formule traditionnelle, même dans le tomlieau de François II. Aurions-nous là quehjue reste du tombeau de Louis de Rohault ? nous ne saurions l'alTirmer, mais cela n'est pas invraisemblable.

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