Arch. du notaire Viau, dépouillées par M. de Grandmaison
3. Cf. L. de Grandmaison, liéun. des Soc. des B.-A. des dcp., 1809, p. 123.
4. C'est Gnlienne, d'abord, fille du premier lit, qui a épousé un nommé Bené Moreau, ouvrier en draps d'or, soie et aro^ent, puis les enfants du second lit, les filles, Michelle, Barbe et Marie, dont l'une a épousé Basiicn François, l'architecte ; les fils, Jean, Sébastien et Guillaume. Les deux derniers sont encore mineurs.
5. Nous avons aussi son acte de mariage, daté de 1537. Giraudct, Bull, jnonuni., 1877, p. 77.
l'atelier de MICHEL COLOMBE 417
c'était lui le deuxième ouvrier français qui, avec Regnault, avait aidé Michel Colombe dans l'exécution du tombeau de Nantes. Peut-être est-ce lui également, qui est désigné par les lettres de Perréal où celui-ci, avant le marché de 1511, parle d'un disciple de Michel Colombe qu'il a fait venir à Bourg ' pour marchander au sujet de la sépulture du duc de Savoie. Enfin, la mention de sa présence auprès de la duchesse de Bourbon, Anne de Beaujeu, est une indication précieuse qui nous assure de l'expansion des ateliers tourangeaux vers la haute Loire. Nous verrons qu'il ne fut peut-être pas étranger à l'exécution des statues de Chantelle, commandées par cette princesse ~.
Voilà à peu près tous les renseignements positifs que nous ayons sur ceux qu'on peut appeler les élèves de Michel Colombe, sur les artistes qui ont travaillé auprès de lui, et souvent sous sa direction. Nous connaissons encore les noms de quelques autres sculpteurs contemporains, qui travaillaient vers le même temps. La plupart paraissent avoir été de condition moins relevée : leurs travaux sont de moindre importance ; quelques-uns étaient peut-être cependant des artistes de valeur, et la découverte de quelque document peut les grandir subitement à nos yeux.
Charles ou Chariot Courtois ■\ par les circonstances extérieures de sa vie, paraît bien avoir été, lui aussi, du grand atelier. C'était un Tourangeau originaire de Nouâtre. En 1501, il est dit habiter rue des Filles-Dieu et, en 1508, Guillaume Regnault assiste comme témoin à son mariage. En 1515, c'est lui, à son tour, qui sert de témoin à Regnault dans une acquisition. C'était donc sûrement un artiste du même groupe et du même monde.
Jean Colas semble avoir été surtout un sculpteur sur bois comme son père Henri Colas^ déjà mentionné en 1471 qui travaille, en 1500, aux préparatifs de l'entrée de Louis XII ; en 1522, il signe un marché pour un retable d'autel. Jean Lediet'-' sculpte des armoiries pour un mur neuf (1497). Jean Augiers^ des images pour une croix de cimetière à Bueil (la croix existe encore, mais assez fruste) (1511). Jean Pierre^ travaille, en 1515, pour l'entrée de François I^'". Pierre Davignon ^, maître sculpteur et mou-