Cf. Deville, oiiv. cit., p
2. Nous le retrouverons à Tours dans un emploi analogue, et nous savons qu'il avait aussi installé cTans le jardin du palais ahljalial de Saint-Oucn à Boiicn une fontaine de marbre sur la({uelle nous n'avons mallieureuscmenl pas d'autres renseignements. (Cf. Deville, CXllI, note lo.)
3. Voyage pittores(/ue des environs de Paris, "i" éd., 1778, p. 440.
4. Peut-être les autres morceaux n'ont-ils pas été détruits non plus en 1754 et pourrait-on les retrouver aujourd'hui. 11 serait bien intéressant de connaître ces figures de nymphes adossées
LA PÉNÉTRATION ITALIENNE APRÈS \m
se raccordent exactement et sont réunis par des allaclies de métal, de sorte que Ton s'explique assez bien le travail de moulage auquel put se livrer Bertrand de Meynal, ainsi que la façon dont il avait pu apporter de Gênes ce morceau considérable. La décoration très large et de grande allure a bien ce caractère correct, froid et monotone, que nous trouvons dans le travail de tous ces praticiens italiens. Elle comprend une gorge avec des guillochis et des rais-de-cœur, et au-dessous une série de godrons très réguliers, avec, sur chaque face, un grand mascaron classique, alternativement d'homme et de femme, qui devait cracher l'eau de la vasque : c'est presque exactement ce que nous trouvons dans la vasque un peu moins grande que l'on aperçoit dans un coin delà cour du chtâteau de Blois et qui provient des anciens jardins de ce château
Cette fontaine, qui était située dans la grande cour, n'était pas du resle la seule fontaine italienne de Gaillon. Il s'en trouvait une autre dans les jardins^, moins importante, sans figures, sauf une statuette de Diane qui la couronnait, paraît-il. C'est celle dont on voit au Louvre la partie supérieure, la petite vasque et son piédestal^. Au-dessous se trouvait, d'après un dessin de la collection Lenoir, reproduit dans l'album de Deville '% une autre grande vasque ^^"^'^"'^ Louvre. - Partie supérieure de
la fontaine des jardins de Gaillon. (Marbre.)
assez analogue à celle de Liancourt,
mais avec des mascarons de femme. Le travail en est précis, sec, et offre peu d'intérêt par lui-même : ce sont toujours les mêmes éléments classiques qui reviennent avec une monotonie désespérante.
qui furent des premières à apporter en France les habitudes mythologiques et les élégances sensuelles qui se déploieront plus tard à Fontainebleau, et qui inspireront sûrement Fart d'un Goujon ou d'un Pilon. Le piédestal actuel en pierre date du xviii'^ siècle.