‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 90 sur 305 · Cf. Deville, ouv. cité, p. cm · texte numérisé non relu

Cf. Deville, ouv. cité, p. cm

7. Cf. ibid., p. 303, 316 et suiv. — Palustre, Ren. en France, II, 272, note 1.

admirables panneaux des boiseries de la chapelle, dont quelques-uns sont aujourd'hui au Louvre et quelques-uns au Musée de Cluny. Mais, à coup sûr, non seulement le dessin, mais rexécution même y trahit la collaboration de maîtres italiens.

Jérôme Pacherot revint sans doute à Tours après la mort du cardinal et l'interruption des travaux de Gaillon. En 1513, il signe l'acte de naturalisation de ses compatriotes les Juste*. Y.n 1521, nous le voyons mentionné

dans un autre acte, où il s'intitule « canonnier du roi » en 1527, il est encore à Tours qualifié tantôt de maître maçon ou de tailleur de marbre^ tantôt de canonnier" . Sa vie se prolonge assez pour voir le succès des principes dont il a été l'apôtre et l'établissement définitif du style italianisant dans l'art décoratif français. Ce fut sans doute un homme de talent secondaire, une façon de praticien et d'ornemaniste, mais son rôle est capital dans l'histoire de la propagation du décor à l'italienne et très significatif par suite dans toute l'histoire de l'italianisme français.

C'est à l'activité de Jérôme Pacherot, de Jérôme de Fiesole et des autres marbriers italiens établis dans la vallée de la Loire qu'il faut rattacher toute une série de bénitiers, fontaines, fonts baptis- Geniiié. — Bénitier iiaiien. maux, ctc, qu'ou rencontre cncorc auiourd'hui

(Marbre.) . . i •

dans diverses églises ; nous en avons déjà dit un mot précédemment; quelques-uns de ces objets ont pu, en effet, être apportés directement d'Italie, sans que l'on puisse dire au juste lesquels; mais la plupart durent être exécutés sur place par les artistes dont nous venons de parler ou dans leurs ateliers, sous leur direction immédiate.

Les deux bénitiers italiens de l'église Saint-Agricol à' Avignon sont sans doute les plus anciens monuments de cette catégorie et peuvent dater de la venue de l'atelier de Laurana dans cette ville, vers 1480. Mais ce n'est là qu'une probabilité et le premier monument de ce genre à date certaine que nous rencontrions, c'est celui qui se trouve dans l'église de Genillé^. Il porte ostensiblement la date de 1494. C'est une coupe très simple, à godrons, avec

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