‹ Michel Colombe et la sculpture francʹaise de son tempsChapitre 95 sur 305 · Cf. La Saussaye, Chât. de Blois, 1840, p · texte numérisé non relu

Cf. La Saussaye, Chât. de Blois, 1840, p

celle de Gaillon. Nous n'insisterons pas. Enfin, le piédeslal central, d'après la tradition, serait aujourd'hui à Vendôme, sous des fonts baptismaux modernes, dans l'église de la Trinité '. Ce marbre de Vendôme est d'un très beau style, plus gras même et plus large que les fragments de Blois ; il est bien digne d'avoir figuré sous la vasque que nous venons de décrire, mais, comme on a aussi beaucoup travaillé dans ce style à \"endôme, sous l'abbé Louis de Crèvent, nous ne pouvons qu'enregistrer cette tradition sans la garantir absolument.

Non loin de Blois, on voit encore dans le parc du petit château de Villesavin, dont les bâtiments datent du règne de François P^, une admirable vasque de marbre blanc, supportée par un piédestal orné de dauphins et de têtes de chérubins'-. La vasque est couverte d'écailles et porte quatre mufles de lion, la base décorée de sirènes et de grotesques.

Cette dernière partie surtout paraît dénoter une origine

vénitienne. C'est très proba- Vendôme, Éy. de la Trinité. — Piédestal des fonts baptismaux. , , , (Marbre.)

blement encore la un morceau venu d'Italie dans le premier quart du xvi*' siècle, ou peut-être exécuté sur place par des Italiens, un peu postérieurement, du reste, à l'ensemble des monuments que" nous venons d'étudier. Il en est de même pour la fontaine que le cardinal Duprat commanda à Gênes en 1530 pour Nuntouillet et qui n'existe plus 3, de même pour celle des jardins cVOiron'', de style plus classique, qui sert aujourd'hui de bénitier dans l'église et que l'on peut attribuer aux frères Juste ou aux Italiens, quels qu'ils soient, qui sculptèrent vers le milieu du xvi^ les tombeaux des Gouffîer. Il serait un peu abusif de citer,

1. Cf. Lechevallier-Chevignard, Les styles français, p. 200-203.

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