Cf. Palustre, Ren. en France, III
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comme le faisait Courajod, ces derniers monuments à titre de preuves de la pénétration italienne pendant la première Renaissance, mais c'est bien la suite du mouvement que nous avons étudié.
La vogue de ces monuments persista, ainsi qu'en témoignent, à côté des produits italiens, les adaptations qui en furent faites et les pastiches dus à des artistes français, à Tours par exemple la fameuse fontaine de Beaune, exécutée, en 1511, par les F'rançois et installée, comme plusieurs des fontaines italiennes dont il vient d'être question, par l'ingénieur Pierre de Valence^, puis la fontaine d'Amboise à Clermont, celle de Mantes, etc.
Les Juste.
Après ces artistes de la première heure, les Mazzoni, les Pacherot, les Jérôme de Fiesole et leurs collaborateurs plus obscurs, nous allons voir arriver à Gaillon, puis en Touraine de nouveaux personnages qui vont y y tenir une place considérable. Ce sont les frères Juste, « les Juste de Tours », comme on disait autrefois. La démonstration de leur origine italienne n'est plus à faire après le bel article de Montaiglon Ils sont du reste qualifiés de florentins par les textes des comptes et on a leur acte de naturalisation daté de ISIS"^. L'aîné s'appelait Antonio cli Giusto Betti, et était né en 1479. II avait un frère plus jeune, Giovanni, né en 1484. Ils descendaient d'une famille de sculpteurs de San-Martino a Mensola, aux environs de Florence. La famille s'augmenta plus tard à Tours et les fils exercèrent aussi le métier paternel. Mais nous n'avons à nous occuper ici que des deux premiers, Antoine et Jean. Encore nous bornerons-nous à signaler leurs premiers travaux, et à caractériser leur manière et leur style au début de leur carrière. A vrai dire, ce style ne put guère exercer d'action sur la production de l'école française antérieure à 1515, mais il importe de l'opposer, d'une façon aussi nette que possible, au style familier à celle-ci^.