‹ Michel de Montaigne; sa vie, ses œuvres et son temps. 2. éd., augmentée de documents authentiques inédits et de la littérature de Montaigne en ellemême, dans ses rapports avec les lettres, en général et, plus spécialement, avec les lettres au 16e sìecle et au commencement du 17eChapitre 13 sur 77 · Homo sum, humani a me nihil alienum puto · texte numérisé non relu

Homo sum, humani a me nihil alienum puto

la douzième Epître aux Romains, verset 3 : « Non plus sapere quam « oportet sapere , sed sapere ad sobrietatem. » ( Je vous exhorte donc ) à ne point vous élever au delà de ce que vous devez, dans les sentiments que vous avez de vous-mêmes ; mais à vous tenir dans les bornes de la modération. ( Traduction de Lemaistre de Sacy.)

En 1755, l'Académie française, comme sujet du prix d'éloquence, posa pour question, cette maxime qui rappelait l'inscription de Montaigne :

« En quoi consiste l'esprit philosophique conformément à ces paroles : Non plus sapere quam oportet sapere? »

Et le prix fut remporté par le père Guénard, dont le discours est vraiment remarquable.

(1) M. Bigel nous confirme l'exactitude de l'indication dont parle M. Payen, d'après M. Bertrand.

(2) Il manque évidemment, dit M. Payen, quelque chose au commencement de cette phrase, à moins qu'on n'ait mal lu, et qu'on n'ait copié

favere au lieu àefruere. Ce dernier mot peut être figuré ainsi : Fivere , et l'« aura été pris pour un v.

Le texte dit :

Humain nihil a me.

(P. Terentii, Heautont., acte I, se. i, v. 25.)

12. So-lum certum nihil esse certi et homine nihil miserius aut

superbius.

C'est ainsi que Montaigne l'a insérée dans ses Essais. Le docteur Bertrand remplace le mot aut par an.

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