Homo sum, humani a me nihil alienum puto
la douzième Epître aux Romains, verset 3 : « Non plus sapere quam « oportet sapere , sed sapere ad sobrietatem. » ( Je vous exhorte donc ) à ne point vous élever au delà de ce que vous devez, dans les sentiments que vous avez de vous-mêmes ; mais à vous tenir dans les bornes de la modération. ( Traduction de Lemaistre de Sacy.)
En 1755, l'Académie française, comme sujet du prix d'éloquence, posa pour question, cette maxime qui rappelait l'inscription de Montaigne :
« En quoi consiste l'esprit philosophique conformément à ces paroles : Non plus sapere quam oportet sapere? »
Et le prix fut remporté par le père Guénard, dont le discours est vraiment remarquable.
(1) M. Bigel nous confirme l'exactitude de l'indication dont parle M. Payen, d'après M. Bertrand.
(2) Il manque évidemment, dit M. Payen, quelque chose au commencement de cette phrase, à moins qu'on n'ait mal lu, et qu'on n'ait copié
favere au lieu àefruere. Ce dernier mot peut être figuré ainsi : Fivere , et l'« aura été pris pour un v.
Le texte dit :
Humain nihil a me.
(P. Terentii, Heautont., acte I, se. i, v. 25.)
12. So-lum certum nihil esse certi et homine nihil miserius aut
superbius.
C'est ainsi que Montaigne l'a insérée dans ses Essais. Le docteur Bertrand remplace le mot aut par an.