‹ Michel de Montaigne; sa vie, ses œuvres et son temps. 2. éd., augmentée de documents authentiques inédits et de la littérature de Montaigne en ellemême, dans ses rapports avec les lettres, en général et, plus spécialement, avec les lettres au 16e sìecle et au commencement du 17eChapitre 14 sur 77 · Le souffle enfle les outres, l'opinion enfle les hommes · texte numérisé non relu

Le souffle enfle les outres, l'opinion enfle les hommes

M. Payen termine ses citations en disant qu'il mentionne une inscription dont il n'a vu aucun vestige, et que M. Jouannet, dans un article sur

le château de Montaigne, a fait connaître en ces termes :

« Sur la frise, au-dessus du dernier rayon, on « lisait autrefois une inscription touchante en « l'honneur de LaBoétie. »

S'il nous a été donné d'animer, par ces évocations, la vieille Librairie de Montaigne; si nous avons pu , grâce à de précieuses obligeances , livrer aux regards des lecteurs quelques secrets de ce sanctuaire du lettré, nous espérons qu'on nous pardonnera ce supplément , bien qu'il ait eu pour résultat, selon l'expression de Montaigne , « d'es- « tandre un corps (déjà) si long. »

Mais la sentence qui caractérise Montaigne, que la sagesse antique avait inscrite au fronton du temple de Delphes ; que notre sage a gravée partout en caractères impérissables; qu'il n'avait pas besoin de rechercher sur ses poutres ou sur ses murailles, c'est le rVôfi ceocj-rov, Connais-toi toi-même. Formule divine , clef mystérieuse de la science, qui en ouvrant le corps et l'âme d'un seul homme, permettez d'y lire l'humanité tout entière , vous avez été dans la main de Montaigne !

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