Sophocle, Acte 1" de la Tragédie d'Antigone
2. Faustin Hélie, p. 25. — Cicéron en fait un grief aux Athéniens et aux fthodiens.
jeunes conspirateurs, Anticlès, Philotas et autres, furent mis à la question et avouèrent leur crime S La détention préventive, très fréquente à Athènes 2, n'y servait donc qu'à s'assurer du détenu. Il résultait de ce défaut d'information préalable, une grande confusion dans les débats.
Les juges beaucoup trop nombreux , sans direction, n'étaient pas pour remédier à cette nature de désordre. Les brigues, les intrigues des partis locaux portaient souvent ces prédispositions jusqu'au scandale , et les historiens grecs nous apprennent que l'empressement de cette légion d'héliastes à se rendre aux assises, tenait, en général, bien plus à l'appât des trois oboles ou jetons de présence, qu'au pur amour de la justice.
Il était aisé d'y créer des orages au souffle desquels, obscurcissant la vérité, on proscrivait Aristide, on immolait Socrate.