Faustin Hélie, Traité d'instruction criminelle. I, p
timent. Un coquillage, un caillou, des fèves blanches ou noires, indiquaient la déclaration affirmative ou négative. Pour l'application, la durée de la peine, le juré-juge inscrivait sur des tablettes de cire, et le président après avoir recueilli les suffrages, en proclamait le résultat.
L'absence de procédure préparataire fut mortelle, sous cette brillante république, à l'impartiale administration de la justice criminelle.
On y suppléait mal par les épreuves judiciaires, telles que l'eau bouillante et le fer chaud l ; plus mal encore la remplaçait-on par la torture, d'usage commun dans la législation grecque 2 ; et la torture broyait également les esclaves et les hommes libres. Diodore racontant la conspiration des enfants de la Cour contre Alexandre lorsqu'il voulait qu'on l'adorât en Perse, nous apprend qu'Àntipater, un des