‹ Michel Le TellierChapitre 10 sur 179 · XII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XII INTRODUCTION

niers de l'Etat, en ce qui concerne la discipline et les besoins des troupes, réclamaient aussi des soins particuliers et une liberté d'action qui se conciliaient mal avec l'organisation de l'armée, telle qu'elle était en ce temps-là. Les années s'écoulant, Tadministration de l'armée fut mieux acceptée, tout en prenant plus d'autorité; son contrôle sur l'effectif réel des troupes était plus efficace; et quand la Révolution est venue constituer l'armée française sur de nouvelles bases, c'est encore la magistrature civile, ce sont les doctrines du temps de Le Tellier qui ont prévalu ; et elles ont été consacrées par les lois des 28 nivôse et 16 ventôse an IIL II y a cependant une différence notable à signaler : le législateur moderne a substitué le principe impératif, qui met l'antagonisme entre l'administrateur et le commandement, à la place de la simple recommandation de de Bullion, surintendant des finances à Le Tellier : « de s'insinuer aux bonnes grâces du général C). » Ce rôle modeste mettait au second rang Tadministrateur aiilitaire qui est là à sa vraie place, tout en lui laissant son rang à part et son indépendance : c'était de son tact et de son savoir-faire que dépendait ensuite son succès administratif.

(1) Instructions de de Bullion à Le Tellier, p, 11.

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