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(les espèces qui lui sont expédiées, et il prie qu'on continue à lui donner les mêmes renseignements pour pouvoir prendre en faute les agents infidèles. Pour la monnaie blanche légère, convertie en or léger, le banquier de Lyon demandait un et demi pour cent , et trois pour ( eut s'il s'agissait de pistoles d'or de poids, (lette dépense pour une montre s'élevait à plus de quatre mille livres et Le Tellier ne voulait pas la faire, parce qu'elle ne pouvait figurer dans ses comptes que sous le titre de dépenses extraordinaires, voyages, espions, etc. » Dé- » penses, dit-il, suspectes à la cour et char- » géant un homme de ma condition de reproches » dont on a peine à se laver (']. »
La centralisation appliquée aujourd'hui à tous les services publics n'existait pas aux XVIP siècle ; nous voyons Le Tellier s'occuper du renouvellement des marchés annuels du munilionnaire et de quelques autres détails, mais pour connaître exactement connnent fonctionne ce service, celui des hôpitaux et de riiabillement, nous ne trouvons dans cette correspondance que des indications sommaires. Ces services comme celui des revues n'étaient de la compétence de Le Tellier
(1) Le Tellier à Muzarin , 3 septembre Kiil, p. 103, et 10 septembre irt42, p/2|x.
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que dans une mesure très-limitée; ainsi par exemple, il écrit à Des Noyers : « J'ai vu la com- » mission qu'il vous a plu accorder à M. Talon, » qui lui donne pouvoir de faire payer les gens ] » de guerre sur les extraits des revues qu'il » fera (*). » Dans une autre lettre, il parle de commissaires et de contrôleurs uniquement chargés de payer les montres (-}.
Une lettre du roi donne aussi à Talon les fonds nécessaires pour divers travaux, comprenant : L'esplanade de Turin, — tracer une route dans le bois de la Marsaille, — raser ou élever des fortifications, construire des forges pour l'artillerie à Pérouse (^).
Mazarin, pendant le siège de Turin, sous l'intendance de d'Argenson, faisait des achats de blé, d'armes pour venir en aide à l'armée. Ce qu'il y a à remarquer en cette circonstance, c'est que ces achats étaient payés par lui et restaient à son compte, jusqu'à ce qu'on en trouvât le placement. Dans un post-scriptum à une lettre du roi sur les ofliciers qui ont de doubles charges, Des Noyers dit : « On baillera en paiement aux » munitionnaires les quinze cens sacs de blé que
(1) Le Tellier à Des Noyer?, 9 février 1641, p. 44. (•2) Le Tellier à Des Noyer?, 30 janvier 1642, p. 172. (^) Lettre du roi à Le Tellier, 12 novembre 1640, p. 13.