CXX INTRODUCTION
» Eminence du 30 du passé a fait dissiper le » chagrin que la nécessité avoit mis parmi les » troupes qui savent qu'elles doivent cet avan- « tage aux soins de Votre Eminence, qui a » pris cette armée à sa protection (*). » Les armées en sont toutes là, quelle que soit la date : Le maréchal Ney écrivait à Napoléon I", le 27 juillet 1813 : « Pour donner de la gaieté )> et de l'émulation au soldat, je pense que ce » qui produirait le mieux un pareil effet serait » d'aligner sa solde (-). » Ces diverses lettres, traitant la question de fmance, entrent dans bien des détails intéressants qui ne peuvent être analysés^ il faut les lire en entier pour avoir une idée juste des points de vue élevés où se place Le Tellier exposant les besoins de l'armée.
Il y avait dans le titre des monnaies de ce temps-là en circulation des différences notables : le taux du change variait beaucoup, de là un agiotage auquel prenaient part les agents du trésor à Paris, qui accompagnaient les fonds envoyés à l'armée. — Le Tellier remercie Mazarin qui lui fait connaître un jour la quahté
(1) Le Tellier à Mazarin, 10 septembre 1642, p. 218.
(2) La grande armée de 1813, par G. Rousset, p. 165, édit ln-12.