‹ Michel Le TellierChapitre 104 sur 179 · CXXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

CXXIV INTRODUCTION

qu'on lui demande comme extravagant, et i ajoute : « Us doivent bien savoir que ce n'est » pas là le moyen d'obtenir le paiement de et

qui leur est du des fournitures passées ('

Ce raisonnement-là n'est ni juste ni équitable 5 c'est tout simplement de l'arbitraire administratif. « Les munitionnaires, continue Des « Noyers , ne s'étant voulu relâcher depuiî ^> leur première demande de cinquante-deux » deniers que jusqu'à quarante-cinq, je de- » meurois dans de grandes perplexités de ce » à quoi nous nous devions arrêter, jusques à » ce que mes ténèbres aient été éclairées par vos » lumières (*). »

Le Tellier rendant compte au chancelier Séguier des démarches faites par Mazarin pour trouver des fournisseurs en Italie, disait : « Je » ne doute pas que Falcombel et ses associés » ne soient bien avertis des démarches qu'on a » fciites de munitionnaires dans le pays, et que >> ceux mêmes desquels nous sommes servis ne » leur en aient donné avis , tant pour les » grandes habitudes (relations) qu'ils y ont, que » pour ce que tous les Piémontois sont extrèj> memeut intéressés et sans fidéhté. Je vous as-

(3) Des Nners à Le Tellier, 27 janvier 1641, p. 38.

(4) Des Noyers à L-i Tellier, 1" mars 1641, j». 47.

INTRODUCTION. GXXV

^) sure que M. Mazarin y a apporté tous les » soins el le secret qu'il a pu {^^. »

Dans cette même lettre, Le Tellier crainl que le chancelier n'ait pas reçu des mémoires concernant la munition, qui lui ont été adressés^ et que quelque accident recule le contrat « que vous " avez à faire avec Falcombel et ses associés. « Concluons de là que les marchés de cette nature exigeaient, pour être valables, le concours du garde des sceaux. Des loyers, un peu plus tard, écrit : « Le traité de vos munilionnaires est enfui » passé à quarante-deux deniers, ils promettent » de bien servir î^]. » « Le Tellier écrivait à Des loyers, dès le 19 février : « Sitôt que vous aurez » renouvelé le traité des munilionnaires, il est ^> nécessaire qu'il vous plaise renvoyer prump- » tement le sieur Falcombel; ceux qui servent » en son absence n'ont pas les mêmes habitudes ^> que lui dans le pays, ni les facilités pour four- >» nir l'armée, ainsi que je le reconnois dans la » marche que font les troupes présentement (''). >» Les associés vont faire marcher le service; seulement ils sont sans expérience et c'est l'inlendant qui va en souffrir. Voici ce qu'il raconte :

(Ij Le Tellier au chancelier Séguier, 6 mars 1641, p. 49. (2) Des Noyers à Le Tellier, 1-2 mars 1641, p. 51. (4) Le Tellier à Des Noyers, 19 février 1641, p. i:J

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