INTRODUCTION. XXI
» plaindre à vous de ce que vous ne mandez » rien pour vos intérêts, et que vous laissiez » longtemps inutile une très-véritable et trèsn forte passion de vous rendre service. Ne pren nez pas garde, je vous prie, à ma foiblesse, » et assurez-vous que je passerai mes forces, » quand il sera question de vous faire connoître, » par quelque effort, combien je suis, etc. ('). » Pour nous, cette prodigalité de compliments n'est qu'une fausse monnaie frappée par Mazarin, à son effigie, avec laquelle il cherche à s'ac- (jaitter, à peu de frais, des services qu'il attend d'autrui. Le Tellier lui a dit un jour quelle charge il désirait en échange de son intendance. Voici ce qu'il répond à cette communication : « Je » songe à l'intérêt qui vous concerne et duquel « vous m'avez fait l'honneur de me parler, et si » j'y vois jour à faire sortir son eilel, je ne « manquerai pas de m'y employer comme je j> vous ai promis (-). » On ne peut pas mieux dire assurément ; mais nous ne voyons pas que Mazarin y ait beaucou[) pensé. Dans sa lettre du 15 décembre que nous venons de citer, il paraît avoir oublié la demande de Le Tellier; et, daus une autre lettre, cet oubli est mis en évidence
(1) Mazarin à Le Tellier, 15 décembre lOil, \). 14li.
(2) Mazarin à Le Tellier, iO juillet 1641, p. Oi.