‹ Michel Le TellierChapitre 20 sur 179 · XXIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXIV INTRODUCTION

conserve à son poste M. Leroy, parent de Le Tellier, qui ne manquait pas de rassurer celui-ci quand Des rsoyers lui adressait ses boutades épistolaires. Toutefois un passage de la lettre de Mazarin montre bien qu'il est à la tête de cette affaire lorsqu'il dit : « vous vous mettrez en « état de partir quand vous aurez reçu la pré- « sente que vous porte un gentilhomme qui est à » moi (^). »

En exposant ces nécessités politiques qui s'imposent à tout chef d'Etat, et plus encore quand il s'agit d'une époque troublée comme celle de la Fronde, nous ne prétendons pas que Mazarin n'ait jamais songé à faire une large part à ses intérêts privés, nous voulons seulement signaler en quelques lignes une de ces innocentes victimes de la raison d'Etat, parce que nous allons la trouver dans l'armée d'Italie que Le Tellier va administrer.

Le comte Du Plessis-Praslin était maréchal de camp avec Turenne dans l'armée dltahe, commandée par le comte d'Harcourt et assiégeant Turin en 1640. Richelieu l'appréciait, Mazarin connaissait son dévouement et avait réclamé le concours de Le Tellier pour obtenir de lui son

(1) Mazarin à Le Tellier, II avril 1643, p. 312.

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