XXVIII INTRODUCTION
faisait-il illusion à ce point sur son époque, ou, lisant entre les lignes, veut-il faire entendre à Le Tellier que ce n'est pas à sa naissance, mais seulement à son mérite qu'il doit son intendance? Nous croyons, d'après ce qui va suivre, que ce dernier sens est celui que Le Tellier a compris. Son arrivée à l'armée doit remonter à la fin d'octobre 1640; ses premières lettres datées du 3 novembre sont toutes d'affaires, nous en parlerons plus loin, disons seulement que ces premières lettres de Le Tellier sont, pour nous qui les lisons après deux cent quarante ans de leur date, une exposition intéressante de la situation de cette armée, au moment où il en prend l'administration. Nous pourrons apprécier, par comparaison, les améliorations qu'il y a introduites dans le cours des deux années qui vont s'écouler. Le 12 novembre, Des Noyers prie Le Tellier de s'intéresser à la délivrance de d'Argenson » son cher parent (*). » Le 27 du même mois. Le Tellier remercie de Bullion de l'emploi qu'il lui a procuré, et lui annonce que l'échange des prisonniers, à la suite des affaires de Casai et de Turin, a été signé le 21 du même mois. Nous donnons ces dates, parce qu'ici il va nous man-
(1) Des Noyers à Le Tellier, 12 novembre 1640, p. 16.