INTRODUCTION. XXIX
([lier une leltre intéressante de Le Tellier à de BiiUion du 9 décembre. « J'ai reçu, dit celui-ci, » à la date du 20 décembre, votre lettre du » 9 décembre, et vous dirai pour réponse que » M. d'Argenson s'en revient à Paris avec son » équipage... faites donc, s'il vous plait, ce que » je vous mande, de ne bouger de Piémont et ^> vous reposer sur moi (*). »
La correspondance de l'armée avec Paris se faisait par deux voies : courriers exprès ou ordonnances (^j. Il suit de là qu'il n'est pas facile de savoir exactement à quelle date une lettre reçue à Paris, répond à une autre, si la réponse ne mentionne pas la date de réception. Il nous parait évident que, dans sa lettre du 9 décembre, dont nous ne connaissons que la date. Le Tellier devait parler à de Bullion , au moins éventuellement, du dessein qu'il avait de se rendre à Paris. L'explication d'un si brusque retour paraît toute naturelle si on considère la sortie de captivité de d'Argenson qui, avec juste raison, pouvait prétendre à reprendre son poste à l'armée d'Italie. A ce premier motif, il faut ajouter la lettre de Des Noyers du 15 septembre, et surtout une autre lettre de lui du 2(3 novembre, fort bien
(1) De Bullion à Le Tellier, 20 décembre I6i0, p. 23.
(2) Des Noyers à Le Tellier, 5 mars lGi2, p. Ils 2.