INTRODUCTION. XXXI
« guerre, « allusion selon nous à la première lettre de Des Noyers du 15 septembre. Nous voyons aussi qu'il s'est expliqué vigoureusement, en présence du comte d"Harcourt, avec le baron de la Croix, colonel du régiment Normandie, dont les exigences à l'égard des habitants ont été extrêmes (*).
Les réponses de Des Noyers, des 4 et 7 janvier 1641 , sont remplies de compliments : <f Je » veux désormais estimer M. d'Argenson bien * heureux, puisqu'il a un si digne successeur; » il loue l'exactitude des comptes qu'il a envoyés (^). « Je commence, dit-il, dans l'autre » lettre, par de trùs-humbles actions de grâces ^> des bons sentimens que vous avez pour » M. d'Argenson ("'). » La lettre du 27 janvier continue les compliments, mais nous voulons citer de préférence une doctrine gouvernementale qui est de tous les pays et de tous les temps: au sujet des dispositions prises par le comte d'Harcourt avant de partir pour la cour. Des Noyers dit : « Nous n'avons garde de rien chan- » ger aux ordres que M. le comte d'Harcourt a » établis en Piémont en partant. Nous lui devons
(1) Le Tellier à Des Noyers, 2i décembre J6i0, p. 26.
(2) Des Noyers à Le Tellier, 4 janvier 1641, p. 29.
(3) Des Noyers à Le Tellier, 7 janvier 1641, p. 30.