‹ Michel Le TellierChapitre 29 sur 179 · XXXII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXXII INTRODUCTION

» plus de respect, et il est trop juste que celui » qui a vu les services d'un chacun, soit arbitre » de la récompense et gratification (*). »

Quant à dWrgenson, qu'il ait désiré ou non revenir en Italie, il ne resta pas longtemps sans emploi, il fut bientôt nommé intendant de l'armée de Catalogne (-).

Les relations de Le Tellier avec l'autorité militaire sont moins compliquées qu'avec Des Noyers, il sut comprendre et suivre les instructions de de Bullion à l'égard des généraux. Il obtint du comte dHarcourt de faire une montre qu'il avait longtemps refusée, et il donna son consentement dans une question fort délicate. Les offlciers chargés de recruter leurs compagnies recevaient d'avance des sommes assez fortes , et souvent ils gardaient l'argent des recrues qu'ils n'avaient pas faites. Cet abus avait été poussé très-loin à l'armée d'Italie en 1641. Les ordonnances ne s'expliquaient pas catégoriquement à cet égard, et un général, en ce temps-là surtout, devait hésiter à faire poursuivre ses compagnons d'armes pour une affaire d'argent. Le 4 juillet, Le Tellier annonçait à Des

(1) Des Noyers à Le Tellier, 27 janvier 1G4I, p 37.

(2) A. Chéruel, Documents inédits. Lettres de Mazarin ^ •7 avril 1043, i" vol., p. 1G5.

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