XXXIV INTRODUCTION
reux que le cardinal-duc auprès des princes et de quelques parlements. En 1650, nous trou- Yons Turenne à la tête de l'armée espagnole, et Du Plessis, son compagnon d'armes au siège de Turin, commande l'armée française et le bat à Rhetel. (Décembre 1650.)
L'année suivante, Turenne rentre en grâce. Voici son entrevue avec la reine : « Le prince » de Condé , qui étoit sorti de prison et qui » s'étoit raccommodé avec la reine, mena le » maréchal de Turenne pour faire la révérence à » Sa Majesté. Elle commanda qu'on les fit entrer » seuls , le maréchal Du Plessis étant avec Sa » Majesté ; et dans cet instant on vit ensemble » les deux principaux acteurs de la guerre pré- » sente , qui venoient de poser les armes dont » ils s'étoient vigoureusement servi l'un contre » l'autre ('). »
Mazarin usait de l'entremise de Le Tellier en toute occasion : les fonds sont-ils faits pour une montre, il recommande à Le Tellier le marquis Villa et toute sa cavalerie : « Je vous aurai une » obligation particulière des courtoisies qu'il » vous plaira lui faire (-). «
Le comte d'Harcourt a échoué dans une de-
(1) Mémoires de Du Plessis, p. 3-}3.
(2) Mazarin à Le Tellier, 4 septembre 1641, p. 107.