XXXVIII INTRODUCTION
de retarder de deux ans le paiement de leur dette. La reine lui donne Tordre de parler de cette affaire à Madame, et d'obtenir d'elle de ne pas renouveler cette lettre de sauf-conduit, afm que leurs créanciers de Paris puissent, par les voies de justice, obtenir le remboursement de leur créance (*). Nous n'avons pas la réponse de Le Tellier, à notre grand regret. Aujourd'hui cette manière de différer le paiement de ses billets ne donnerait pas grand crédit au négociant qui voudrait en faire usage.
Le Tellier n'entretient pas toujours Mazirin d'aflaires de service , il raconte parfois de petits incidents survenus à la cour de Turin ; ce n'est pas du reste une habitude chez lui , car dans sa correspondance nous n'avons lu que les deux articles suivants : « 3L le marquis Villa a pré- * tendu devoir porter le ciel à la petite Fête- » Dieu, à l'exclus de M. le marquis Pianezza, » parce qu'il n'étoit pas chevalier de l'ordre. >> Madame prit hautement le parti du dernier, » en sorte que le marquis Villa fut obligé de se » retirer (^). »
Voici l'autre article : « Madame se plaint ici » pubhquement de ce que M. le marquis Villa
(1) La reine à Le Tellier, 23 décembre 1641, p 146. (i) Le Tellier à Mazarin, 10 juin 1641, p. 76.