INTRODUCTION. XXXIX
j> a touché l'argent des recrues de sa cavalerie » à son déçu, et de ce qu'il a poursuivi d'être » chevalier de Tordre du roi, sans sa partici- » pation, elle est tout à fait outrée contre lui. » Vous pouvez bien deviner qui est-ce qui aide » à échaulTer Son Altesse sur ce sujet ('). » Nous regrettons bien, pour compléter l'indiscrétion, ne pas pouvoir deviner et écrire le nom de ce personnage qui sait si bien jeter de l'huile sur le feu, rôle qui n'est pas rare à la cour et ailleurs.
D'Aiguebonne, dont nous n'avons pas encore parlé, a, dans cette correspondance, une conduite assez énigmatique qui n'est pas en sa faveur ; ce qu'il y a de certain, c'est qu'il est bien en cour, puisque nous le verrons ambassadeur à Turin. A Paris, il était un habitué de Thotel de Rambouillet, et on disait de lui : C'est une espèce de philosophe ami)assadeurf). D'Aiguebonne était avec son régiment à Turin, quand il fut nommé gouverneur de la citadelle ; il réunit à ceconnnandement celui de la ville de Turin , qui est retiré au comte Du Plessis, appelé à servir activement dans l'armée d'Italie (^). Son régiment, dont redcclif
(1) Le Tellier à Mazarin, 13 avril 1642, p. 192. ("2) Histoire de M"* de Stvirjné etc. par Aubenas. p. i3. — Paris. — Allouard. — 18i2.
(3) Lettre du roi à Le Tellier, 2i mars 1641, p r>i.