INTRODUCTION. XLI
plaint vivement. La régente répond qu'en Fabsence d'un ambassadeur, le roi Tavait autorisée de conférer d'affaires avec M. d'Aiguebonne : celui-ci ayant approuvé le projet, c'était à lui à en informer le comte d'Harcourt, s'il l'avait jugé à propos. Le débat en resta là. Enfm, dans la question des officiers n'ayant pas complété leurs recrues dont nous parlerons plus loin, d'Aiguebonne s'est contenté de répondre qu'il se réservait d'en rendre compte directement à M. Des Noyers.
Dans une autre circonstance, le roi avait décidé de fusionner en vingt compagnies les trente compagnies des régiments d'infanterie, de ne conserver que deux enseignes par régiment, et de licencier les autres ('). Le Tellier en rendant compte de l'exécution de ces dispositions, ajoute : « M. d'Aiguebonne y a fait quelque » difficulté pour ce que la dépêche du roi ne » s'adressoit pas à lui. De quoi il ne manquera » pas de se plaindre, car il ne veut pas «Mre » contredit et notamment en choses qui le re- » gardent (-). » Malgré ces échecs, d'Aiguebonne est nommé ambassadeur du roi en Piémont (^). Avec un pareil personnage, c'est
(1) Lettre du roi à Le Tellier, IS janvier i0i3, p IM.
(2) Le Tellier à Des Noyers, 8 février 1G43, p. tî7x.
(3) Le comte de Chavigriy à Le Tellier, 30 janvier 16i;2, p. 168.