XLII INTRODUCTION
beaucoup que les relations puissent rester dans les limites de la froideur.
Mazarin raconte en confidence à Le Tellier que le secrétaire du comte d'Harcourt a reçu des reproches de Richelieu pour avoir, à prix d'argent, fait obtenir des passe-ports (congés) à beaucoup d'ofliciers qui s'en sont plaints à Paris. Le secrétaire s'en est défendu, mais sans succès; cependant on lui a fait grâce, à condition de ne pas recommencer. « Sans me faire » ft'te, dit Mazarin, j'ai travaillé auprès de « M^' le cardinal pour la satisfaction dudit se- » crétaire comme s'il étoit mon frère, et Dieu » sait si Ton m'en saura beaucoup de gré ('). » Quand Mazarin rend un service, il veut, à ce qu'il parait, qu'on soit reconnaissant et qu'on le proclame. Le Tellier le sait, aussi ne manquet-il pas, à l'occasion, de lui écrire dans ce sens : cf J'ai fait voir à M^' le comte d'Harcourt le soin » que vous prenez de ce qui regarde ses inté- » rets. Il me charge de vous écrire qu'il vous » serviroit en toute rencontre f). » — « 3L Du » Plessis croit devoir à votre recommandation » les six mille livres qu'il a reçues de la cour. — » M. de Castellan a publié ici les soins que vous » avez pris pour le faire gratifier par Son Emi-
(1) Mazarin à Le Tellier, 26 juillet 16il, p. 94.
(2) Le Tellier à Mazarin, 22 juillet 1641, p. 98.