‹ Michel Le TellierChapitre 65 sur 179 · LXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

LXX INTRODUCTION

connaître à Le Tellier la constatation des excédants de pain dans cette campagne : « Tout le » conseil a été si étonné de voir la dépense des » vivres de l'armée d'Italie que tout le monde a » crié vengeance contre les ordonnateurs de » cette immense profusion de pain... Il faut » donc vous bien garder de souffrir que chacun » ordonne du pain , ainsi que bon lui semble , le » roi n'entendant pas que les munitionnaires i> fournissent aucun que par des ordres vi- » ses de vous , qui que ce soit qui les » signe ('). »

Des Noyers, en donnant le visa à l'intendant, coupe le mal dans sa racine, et, si celui-ci ne fait pas son devoir, on sait du moins à qui s'en prendre. « Je me conduirai,' répond Le Tellier, » en la distribution du pain, ainsi qu'il vous » plaît me prescrire; si ce désordre continue, * vous aurez sujet de vous en plaindre à moi, » puisqu'il vous plaît me donner les moyens de « l'arrêter (j). » La disposition prescrivant le visa est venue jusqu'à nous, en se perfectionnant ; elle montre un des grands côtés de l'institution de l'intendant d'armée : le général peut, sans inconvénient, ne pas voir les conséquences

(1) Des Noyers à Le Tellier, 5 juin 1641, p. 69. (2; Le Tellier à Des Noyers, 57 juin 1641, p. 80.

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