‹ Michel Le TellierChapitre 64 sur 179 · INTRODUCTION. LXIX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. LXIX

Est-ce à dire que le soldat réduit à une faible ration, pendant qu'il assiégeait Turin, en aurait reçu le double, une fois la place prise? Les choses ne se passaient pas ainsi; le pain dont il s'agit n'a pas été distribué , il ne figure sur Its comptes du munitionnaire que pour sa valeur en argent. Celui-ci rembourse à un prix au-dessous de son marché le pain qui n'a pas été fourni en nature. Dans quelles mains cet argent était-il versé? Le Tellier le savait, mais il n'a pas voulu l'écrire, parce que de son temps on le disait tout bas. Il en revenait sans doute une petite part aux soldats présents. Il nous dit seulement quels sont les officiers qui sont chargés du détail des bons de pain : « Le pain est » ordonné par les maréchaux de camp, sans » participation; riulendant en telles occasions » n'a que voix; et s'il arrive qu'il ne persuade ^> pas , il n'est pas moins bon serviteur du roi , » pour être mauvais orateur ('). ^> Mais l'abus n'en existe pas moins. Ces faits s'étant passés sous l'administration de d'Argenson ([ui était pa-. rent de Des Noyers ("), Le Tellier veut faire voir que son prédécesseur n'avait pas le pouvoir d'y remédier. Voici en ([uels termes Des Noyers tait

(1) Le Tellier à Des N.^yerp, 24 décembre 1C.40, p. 25.

(2) Des Noyers à Le Tellier, ii novembre 1640, p. 16.

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