INTRODUCTION. LXXXV
» que le Piémont porte tout l'hiver la dépense » des troupes, puisque durant la campagne, ^) j'emploie si notables sommes de deniers pour )> leur entretien et de si grande force pour le « recouvrement du pays. » — Le général mettra les troupes dans les places de garnison pour les préserver de toute attaque de l'ennemi, et le reste de l'armée sera, ce que nous appelons aujourd'hui cantonné. — Les gens de pied recevront par jour, sept sols tournois; les gens d'armes quarante-cinq sols , et les chevaulégers quarante. Les officiers seront traités à proportion. — Une revue sera faite avec soin, pour qu'on ne fasse aucun paiement ni fourniture qu'aux présens effectifs. — Moyennant ces allocations, les troupes ne doivent rien exiger du peuple, sous prétexte de l'ustensile ou autrement (*). L'édit de 1G20 que nous avons cité plus haut, p. 10, défmit ainsi l'ustensile: prêter le linge de table, pot, écuelles, verres, avec place au feu et à la chandelle de l'hôte (article MU).
La lettre du roi que nous venons de mentionner règle en détail ce qui regarde le cantonnement des troupes-, quant à celles qui étaient
(1) Lettre du roi à Le Tellier, 27 octobre ir-il, p. 1-24.